Code_18
Appréciation 2

Visual Novel oblige, l’attrait du jeu pour les non-japonisants se veut des plus limités. La seule interaction étant la pression sur le bouton A pour passer au dialogue suivant, encore qu’une simple pression sur la touche start permette d’enclencher le mode Auto. C’est alors un véritable roman illustré qui prend place dans votre téléviseur (ou votre PSP, le titre étant également disponible sur la portable de Sony). Code_18 demeure un VN sympathique, sans grande ambition, capable de vous occuper un long après-midi pluvieux, guère plus. Sitôt fait, sitôt oublié

Résumé 2.0 Passable

Code_18

Peu répandu sous nos latitudes, le Visual Novel est pourtant un genre très apprécié au Japon. Chaque console dispose de son panel de VN et certaines semblent même se spécialiser dedans, à l’instar de la Xbox 360. Clannad, Chaos;Head, Steins Gate et Instant Brain nous prouvent à quel point l’engouement des développeurs nippons y est présent. Code_18 en est donc un représentant, issu la série des Infinity. Pourtant, ce Code_18 se démarque clairement de ses prédécesseurs puisque Kid, développeur des trois premiers, a vendu les droits de la série à CyberFront, ce qui implique nouveau studio de développement et nouveaux auteurs – Ever 17, le précédent volet dont le remake est paru sur Xbox 360, avait été co-écrit par Kotaro Uchikoshi, responsable de Nine Hours, Nine Persons, Nine Doors?. Sacrée pression.

Code_18 marque d’entrée de jeu sa différence par un univers original, et donc totalement disjoint des précédents. CyberFront a opté pour une histoire de paradoxes temporels. L’histoire prend place le 11 septembre 2008, à 20h30. Hayato Hino, membre du club de science du lycée, décide de tester sa dernière invention, le Dragon Unit. Hybride entre un jet pack et des ailes classiques, il est destiné à faire voler un être humain. Tandis que Hayato s’élance enfin dans le vide du haut du bâtiment, une jeune fille apparaît comme par enchantement entrainant la chute de notre héros, et par la même occasion son décès. Sauf que le temps va rebrousser chemin pour ramener Hayato juste avant la collision, sans pour autant lui laisser le souvenir de l’événement. Cette fois-ci, l’accident est évité. Mais la jeune fille, après lui avoir glissé une belle gifle, s’enfuit aussitôt. Tandis que le festival annuel se profile à l’horizon, Hayato hérite, de la part d’un de ces professeurs d’un téléphone portable capable de recevoir des messages du futur ( ! ). Ceci est rendu possible grâce à sa constitution, en pierre d’Agastia. C’est alors que tout va s’emballer et que Hayato va rencontrer et retrouver une foule de jolies jeunes filles…

Code_18, malgré son nom suggestif, n’est absolument pas un eroge. Loin de là. Il se veut au contraire très soft et très coloré. Au summum du voyeurisme vous apercevrez une culotte ou des formes rebondies. Il dispose dans son casting de quatre jeunes filles que Hayato devra successivement draguer au cours de différents paradoxes temporels. Pas question de vous y orienter comme bon vous semblera, à l’instar d’un Final Fantasy XIII-2. Code_18 étant un Visual Novel, la progression se veut linéaire, tout en proposant de temps en temps un choix. Ceux-ci, en nombre plutôt restreint, détermineront la bonne conclusion de l’histoire. L’intrigue se repose entièrement sur l’origine de ces paradoxes et l’apparition de la mystérieuse jeune fille du début. C’est d’ailleurs seulement au bout de quatre-six heures de lecture que vous découvrirez le fin mot de l’histoire, la variable étant votre faculté à trouver le bon ordre dans les choix à faire. Rien d’aussi poussé qu’un Steins Gate : Code_18 se veut réellement un visual novel traditionnel. Et pour cela, il s’offre des dessins totalement orientés Anime. Chaque écran pétille de couleurs, à défaut de montrer un trait de qualité. Les personnages du jeu se révèlent être les stéréotypes du genre, aussi bien physiquement que mentalement. Heureusement, le très bon doublage – tradition dans ce genre et point extrêmement important – est ici de qualité.

Visual Novel oblige, l’attrait du jeu pour les non-japonisants se veut des plus limités. La seule interaction étant la pression sur le bouton A pour passer au dialogue suivant, encore qu’une simple pression sur la touche start permette d’enclencher le mode Auto. C’est alors un véritable roman illustré qui prend place dans votre téléviseur (ou votre PSP, le titre étant également disponible sur la portable de Sony). Code_18 demeure un VN sympathique, sans grande ambition, capable de vous occuper un long après-midi pluvieux, guère plus. Sitôt fait, sitôt oublié.

[wptab name=’Trailer’]http://youtu.be/I-G-DUxXRL4[/wptab] [wptab name=’Opening Movie’]http://youtu.be/egN1VZBrUbU[/wptab] [end_wptabset]

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