Donald Couak Attak
Appréciation 3

Donald Couak Attak n’est pas un titre forcément très ambitieux. Il se repose sur la formule instaurée par Naughty Dog avec sa série des Crash Bandicoot, mais, tel un étudiant bien appliqué, il la reproduit de manière honnête. Désespérément simple, il permet de passer une sympathique soirée aux côtés du canard de Disney, avant de retourner dans l’oubli

Résumé 3.0 Correct

Donald Couak Attak

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Faire un jeu de plateforme était bien vu sur consoles 16/32/64 Bits. C’était le genre roi, celui qui réunissait les hardcore gamers et les joueurs occasionnels. Du coup, tous les studios s’y sont mis, même, et surtout, les plus grands, Ubisoft en tête. Le jeu à licence Donald s’est transformé en fin de développement en hommage à Carl Backs, le créateur du personnage de Donald. Qualité exigée.

Donald Couak Attak (Quack Attack en UK ou Goin’ Quackers en US) est initialement prévu pour PC et Playstation 2, la console arrivant tout juste. Pour ne pas négliger les autres supports – et profiter de bases installées conséquentes, ne nous le cachons pas – Ubisoft décide d’enclencher le développement du jeu sur de multiples consoles, dont la Nintendo 64. Celle-ci diffère d’ailleurs grandement de l’original, la console de Nintendo étant bien moins puissante. La progression inspirée de Crash Bandicoot est toutefois maintenue. Cette alternance entre progression entre scrolling horizontal, caméra de dos et poursuites face au personnage est ici réutilisée et parfaitement maîtrisée. La caméra se place intelligemment et la maniabilité ne faillit pour ainsi dire jamais. Le stick analogique de la console permet une précision redoutable, aidée, qui plus est, par des contacts plutôt permissifs. Les parcours sur Nintendo 64 se veulent beaucoup plus simples, moins fournis en obstacles et aux décors plus épurés. Certains affrontements de boss changent même du tout au tout. Donald ne récupère plus d’engrenages pour obtenir de la vie, mais des étoiles. Les images de synthèse ponctuant les moments forts, tels que l’introduction, sont remplacées par des dialogues utilisant le moteur du jeu – une reprise de celui de Rayman 2 paru sur le même support. Si cette version peut paraître au rabais, elle n’en demeure pas moins honorable. A côté de cela, elle reprend parfaitement la trame principale.

donald_couak_attak_02Tandis que Donald et Gontran, son cousin rival, regardent un reportage de Daisy, ils assistent, impuissants, à son kidnapping par le sorcier Merlock. N’écoutant que leur courage et leur coeur – et un peu leur esprit de copétition – les deux canards décident de voler au secours de la demoiselle. Gontran part en avance, mais Geo Trouvetou confie à Donald qu’il a besoin de parcourir les quatre coins du monde – donc quatre mondes eux-mêmes découpés en quatre sous-niveaux – avant de pouvoir se confronter à Merlok. Sur son chemin, il devra affronter, en tant que boss des trois premiers mondes, des ennemis récurrents des mésaventures de Donald, tels que les Rapetou ou Miss Tick. Une fois les quatre sous-niveaux parcourus, le boss devient accessible, à vaincre en général en trois étapes. Si Donald retrouve tous les jouets de Riri, Fifi et Loulou, il peut se confronter à un second boss au travers d’une course poursuite. Une fois réussie, les défis de Gontran se débloquent : si Donald finit chacun des quatre niveaux plus vite que Gontran, il remporte un costume. Toutes ces actions sont nécessaires pour achever Donald Couak Attak à 100%.

donald_couak_attak_01Cet état survient normalement après quatre – cinq heures de jeu. Destiné avant tout aux enfants, le titre d’Ubisoft place la barre de la difficulté extrêmement bas. La santé de Donald n’est certes composée que de deux carrés – symbolisés par un changement de trogne du personnage dans le coin supérieur droit de l’écran – mais les vies sont tellement courantes qu’il est difficile d’arriver à zéro avant la fin du jeu. Dans le pire des cas, le hub central permet de refaire n’importe quel niveau déjà terminé, et ainsi engranger des vies dans les parcours les plus simples. Seul éventuel vice : la sauvegarde n’étant pas automatique comme beaucoup de jeux du genre sur Nintendo 64, il est nécessaire de bien sauvegarder depuis le laboratoire de Geo Trouvetou, le fameux hub, sauvegarde sur laquelle est clairement indiqué le pourcentage de complétion. Dommage que le 100% ne soit là que pour satisfaire l’égo du joueur et ne débloque finalement rien, si ce n’est les quatre costumes pour Donald glanés au fil du jeu.

Donald Couak Attak n’est pas un titre forcément très ambitieux. Il se repose sur la formule instaurée par Naughty Dog avec sa série des Crash Bandicoot, mais, tel un étudiant bien appliqué, il la reproduit de manière honnête. Désespérément simple, il permet de passer une sympathique soirée aux côtés du canard de Disney, avant de retourner dans l’oubli.

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