Golf Story
Appréciation 4

Golf Story, c’est typiquement ce petit jeu qui te séduira instantanément par son côté posé et sera vecteur d’une certaine frénésie par-delà de la détente. Son parti-pris d’objectifs courts s’adapte sans mal aux courtes sessions de jeu nomade, de la même manière qu’il alimentera le fameux cercle vicieux « encore une quête et j’arrête… Oh et puis non, encore une en plus, etc, etc » jusqu’à engloutir ces 20/25h de durée de vie en finalement peu de temps. D’autant plus qu’on finit vraiment par s’attacher à ce petit univers tout mignon qui sait se révéler par moments un peu cruel. Certes, il ne réinvente pas ce que Nintendo a fait par le passé avec ses Mario Golf et Mario Tennis gbc/gba mais les mécaniques simples et progressives s’avèrent toujours aussi efficaces et prenantes. Seul point dommageable : l’absence de multi online. Peut-être pour le second épisode, qui sait ?

Résumé 4.0 Très bon

Golf Story

On pourra se demander si la scène indépendante ne s’amuse pas parfois à tacler les gros constructeurs/éditeurs/développeurs en se mettant sur des créneaux qu’ils ont injustement oublié avec le temps qui passe. L’air de dire : « hé mais ça, c’était bien, pourquoi vous n’avez pas continué ? Tant pis, si vous ne le faites pas, je vais le faire moi-même alors ! ». On a pu le voir dernièrement avec Wargroove, le digne successeur d’Advance Wars dont Nintendo laisse la licence pourrir dans ses cartons depuis beaucoup trop d’années. De la même manière, peu de temps après la sortie de la Switch, Sidebar Games nous a proposé sur l’eShop Nintendo – c’est une exclu – un certain Golf Story, un jeu mêlant golf et RPG en 2D pixel. Qui n’est pas sans rappeler de vieilles heures de Big N sur Game Boy Advance avec Mario Golf : Advance Tour et les Mario Tennis sur Game Boy Color et Game Boy Advance qui proposaient également des mécaniques RPG pour progresser dans leurs modes Histoire/Exhibition. De très bonnes idées qui marchaient extrêmement bien qui n’ont malheureusement plus été proposé depuis des lustres si l’on excepte les Inazuma Eleven dans le petit monde du jeu de foot/RPG, encore faut-il apprécier la narration/univers shonen plutôt orientés jeune public. Tandis que Golf Story préfère s’attarder sur un background qui pourra se permettre de brasser large : tout plein de mignonnet qui traîne sur ces divers parcours de golf avec un propos ni trop gamin, ni trop adulte. Un manque comblé qui fait vraiment plaisir à voir. Et surtout, à jouer !

A quoi ça ressemble ?

Sidebar Games ne cache pas ses inspirations : son bébé transpire l’hommage aux graphismes de la Game Boy Advance. Mais de manière plus nette, moins pixellisée et 16/9, moteur Unity oblige. Une petite modernité qui a de ses avantages en terme de gameplay, tant l’appréciation des distances et trajectoires semble plus aisé qu’auparavant. L’univers de Golf Story n’a rien à envier non plus à Mario tant il est capable lui aussi de proposer des environnements variés, mignons à l’œil, avec tout plein de caractéristiques spécifiques afin d’apporter moult variétés visuelles et, surtout d’appréhension de gameplay, faisant que l’intérêt est sans cesse renouvelé. Malheureusement, le soft ne bénéficie pas de localisation française, quand bien même il reste toutefois très facile de comprendre plus ou moins les tenants et aboutissants de l’histoire de notre héros qui n’a franchement rien d’originale dans sa narration, quand bien même elle ne soit pas exempte d’humour grotesque bien senti. Nous sommes un gars qui a déserté sa maison et sa copine afin de réaliser son vieux rêve partagé avec son père décédé, qui l’entraînait jadis, de percer dans le monde professionnel du golf. Quand bien même tout le monde se fout de lui tant son sens du swing paraît étrange et mal foutu, ce qui ne l’empêche pas par ailleurs de gagner et gravir les obstacles un à un.

Comment ça se joue ?

Encore faut-il bien jouer bien entendu. Arcade oblige, Golf Story s’avère extrêmement accessible. Bien plus qu’un Everybody’s Golf par exemple. En même temps, le côté 2D ne permet pas non plus de devoir trop jouer sur la précision et les fins calculs. Ce qui n’empêche pas pour autant de retrouver tout ce qui fait un jeu de golf : jauge de timing force/précision, des greens pas toujours très plats, du vent et divers obstacles sur le parcours comme les traditionnels bunkers et plans d’eau. Ainsi que des taupes cleptomanes, des piafs canailles ou encore de la glace ou autres citrouilles d’Halloween, histoire d’ajouter un brin de fantaisie et de folie. Avec bien entendu la possibilité d’octroyer divers effets à la balle selon où on la frappe, voire utiliser quelques compétences spéciales – plutôt gentillettes, on est loin des tirs surréalistes d’Olive et Tom que l’on débloque au fur-et-à-mesure de l’histoire comme le fait de pouvoir taper plus fort ou de ne pas prendre en compte certains critères comme le vent ou le type de terrain. Bref, ça reste quand même assez complet sans trop en mettre non plus histoire de ne pas trop se prendre la tête, quand bien même les parcours deviennent de plus en plus retords dans leurs caractéristiques et obstacles. Par chance, mécaniques RPG oblige, notre héros gagne aussi en expérience, une montée de niveau permettant de distribuer des points dans divers critères (la force brute, la précision, etc), de la même manière qu’on pourra mettre la main sur de meilleurs clubs. Un système tout aussi simple et accessible tant il ne s’embête pas à rentrer dans les détails et les subtilités.

Pourquoi on en parle ?

Parce que voilà, le créneau de Golf Story, c’est l’amusement immédiat. Il n’a aucune volonté que tu viennes te prendre la tête sur des détails chiadés. Il n’a pas non plus forcément la volonté de te pourrir puisqu’au final, le jeu ne se montre pas spécialement difficile pour celui qui maîtrise un minimum le gameplay. Ni même la volonté de t’ennuyer en t’inondant d’objectifs de mener de longs et interminables matchs en 18 trous. Non, Golf Story a été de prime abord été imaginé pour la configuration nomade : les matchs, faisant surtout office de « boss » se limitent à 9 trous et toutes les autres quêtes, principales comme secondaires, s’appuient sur des objectifs courts et simples (placer correctement sa balle, utiliser certaines subtilités de l’environnement, etc) qui, de plus, ont un véritable but didactique sur la maîtrise du gameplay et des diverses caractéristiques des parcours. il y a également quelques quêtes qui sortent un peu de l’ordinaire comme le fait de trouver des coffres cachés ou encore de se mettre au lancer de disque – aussi frustrant que retro dans sa mécanique qu’un vieux Track And Field d’ailleurs – histoire de varier le propos et ne rendre le cheminement que plus agréable. Et une fois le mode Story englouti, il y a toujours la possibilité de faire des matchs sur les divers terrains débloqués, aussi bien contre l’IA qu’en multijoueur local. On regrettera néanmoins l’absence de online.

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