Bilan de l’année 2012 [Lced]

Une fin d’année à l’arrache, un crû 2012 que j’ai dû sacrifier pour des raisons professionnelles et sociales, des affaires en marge du jeu vidéo lui-même pas jolies jolies, et du rattrapage de monuments – normalement – immanquables : c’est là toute mon année 2012. Comme je n’ai pas su retenir mon clavier, et que je me suis étendu plus que de raison sur certains thèmes épineux, ne passons pas plus de temps à introduire et entrons dans le vif du sujet.

LES TOPS

Je commence donc avec mon top 2012… des jeux de 2012 !

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DISHONORED

Je l’ai énormément attendu (Dark Messiah of Might and Magic est vraiment une référence à mes yeux). Dishonored m’avait un peu déçu dans un premier temps parce que je focalisais sur son extrême facilité d’emblée. Puis je suis rentré dans l’ambiance, et j’y ai découvert un jeu d’infiltration vraiment excellent. Je dirais même digne de Thief, le père des pères de la discipline. Son ambiance steampunk très british fait mouche et les multiples possibilités du gameplay donnent une sensation de liberté vraiment satisfaisante. Sa structure en chapitre et en semi-open world propose un équilibre parfait. J’avoue que jouer un assassin du type de V pour Vendetta était un fantasme enfin assouvi.

Un objet sincère, maîtrisé dans son ensemble, un univers original et beaucoup de possibilités.  De plus la campagne bénéficie d’un level design et d’un découpage permettant à certaines communautés de passionnés de se livrer à du pur scoring en multipliant les approches et les builds que permettent le gameplay. Les gens d’Arkane Studio livrent ici le meilleur jeu de conception française de ces dernières années à mes yeux.

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BLACK MESA

Il y a les jeux indépendants. Et il y a les jeux encore plus indépendants que les autres. Black Mesa a été développé par une équipe d’amateurs sans aucune contrainte ni pression d’éditeur. Une bande de fans du cultissime Half-Life 1 qui ont rêvé de voir leur jeu favori converti et mis à niveau vie le Source Engine ayant servi à développer sa suite.

Résultat ? Un FPS à l’ancienne, aux mécaniques dont la qualité révolutionnaire pour l’époque n’est plus à prouver, et une expérience qui relègue beaucoup de shooters de cette génération à des démos sans enjeux. Chercher son chemin ? Avoir peur de mourir car on manque d’item de régénération ? Etre stressé par une IA qui sait gérer autre chose que le frontal récurrent des FPS couloirs à la mode ? Etre obligé parfois de switcher dans un mode de difficulté moins élevé pour venir à bout de certains passages ? Le bonheur absolu.

Black Mesa force le respect, tant par sa qualité que sa gratuité, car il nous rappelle que le FPS, à une certaine époque, était un genre. Et pas seulement un point de vue qu’on nous fait adopter pour mieux admirer un spectacle. La différence est énorme, l’expérience grisante, et la passion bénévole de la Black Mesa Modification Team absolument admirable. A tel point que Valve, respectant leur totale indépendance, n’a jamais cessé d’exprimer à quel point les créateurs de Half Life 1 étaient admiratifs et se sentaient honorés par la démarche. Un développement de 2004 à 2012 pour un mod gratuit* suintant la passion. Merci les amis !

* S’agissant d’un mod, il est nécessaire de posséger Half-Life 2 (ce qui donne l’accès à la licence Source Engine). A partir de là, le téléchargement de Black Mesa est gratuit.

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THE WALKING DEAD

On en a tant parlé, j’ai même déjà tout dit sur Archaic. Je n’attendais rien de ce jeu : il m’a fallu quelques jours pour ne plus y penser après l’avoir terminé. Une écriture qui surpasse, selon moi, celle de la série issue du même comics et une implication que seul le jeu vidéo permet. The Walking Dead saison 1 c’est une perle. Plus d’infos et tout le déversement de ma passion envers ce jeu ici.

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 XCOM : ENEMY UNKNOWN

Black Mesa, remake de Half Life, et XCom remake de UFO. 2012 accueille là des mises à jour extrêmement convaincantes de hits monumentaux du jeu PC. XCom remporte haut la main le pari de ses concepteurs : mettre au goût du jour un système de jeu archi-complet, comprenant de la macro-gestion et du combat tactique. Le cocktail est toujours détonnant. Les effets de mise en scène à la mode rajoutent de l’immersion juste ce qu’il faut. Et voilà un titre atypique par l’exhaustivité de son gameplay (la gestion de la base, des ressources, de l’effectif, des recherches technologique) et par la technicité de ses combats au tour par tour. Accompagné d’un humour second degré qui parodie éhontément le patriotisme latent de jeux comme Gears of War ou autre concentré de muscles, de guns et de drapeaux américains.

C’est ça l’esprit UFO : nous faire jouer un général à la tête du projet XCom, sorte d’ONU spécifique à tout ce qui concerne les contacts et les agressions d’origine extra-terrestre. Le rôle du joueur est de superviser les interventions en donnant des ordres à l’escouade de soldats qui ira sur les sites de contacts. L’inteface des combats tactiques est vraiment réussie, et le système de gunfights au tour par tour avec des cut scenes très contemporaines dans le style est vraiment addictif. Parallèlement, il faudra gérer la base du Xcom : s’assurer des bonnes relations auprès de tous les pays de l’organisation, gérer ses revenus en fin de mois afin de pouvoir financer des recherches, étudier les technologies aliens droppées sur le terrain, constuire des défenses à l’échelle de la Terre, recruter des soldats de haut niveau,etc…. La liste est longue et le système de jeu dans sa globalité se montre extraordinairement solide et complet.
Une expérience qui rappelle la grande époque des jeux pc, ceux qui bénéficiaient d’un gamedesign complètement dingue et richissime promettant des heures et des heures d’une aventure capable de satisfaire tous les besoins du gamer. Indispensable !

LES FLOPS

Parce qu’il faut bien parler des choses qui fâchent, parlons un peu de mes flops et déceptions de 2012. Je paye une bière à celui qui sera capable de ne pas me traiter d’aigri après ce chapitre !

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MASS EFFECT 3

Quelle déception… Je sais bien que je vais passer pour un aigri, mais ce n’est pas de gaîeté de cœur que je vais dire du mal de ce Mass Effect 3. Assez fan du premier, même si la qualité toute relative de sa storyline me rappelait que le point fort de Bioware n’a jamais été là, j’ai surtout été complètement immergé dans le second opus. Passé l’étonnement de trouver en Mass Effect 2 un TPS vaguement RPG-isé, je trouvais les ambiances, la nervosité des gunfights, l’écriture des quêtes de loyautés et la direction artistique extrêmement convaincants. Je pensais que la formule avait trouvé là le juste milieu, malgré, encore une fois, des rebondissements à l’échelle du background assez nuls. Mais globalement ce fut une belle aventure.

Et voilà que je reste perplexe sur ce troisième opus. Des avancées graphiques qui sont accompagnées aussi de régressions manifestes au niveau de la réalisation, un sound design et un feeling absolument pas à la hauteur du second opus (je l’appelle désormais le TPS qui fait « piou piou » c’est dire…). Et des évènements complètement catapultés en un « too much » qui feraient passer les opus les plus décomplexés de Michael Bay pour des mises en bouches fadasses. Et pour finir, une conclusion kitschissime qui hisse le scénario a des sommets aussi absurdes que la réaction de fans totalement désorientés au point de signer une pétition visant à faire réécrire la fin du jeu aux concepteurs. Evènements rocambolesques et ridicules pour un jeu et une saga complètement surestimés pour moi, dont seuls le second opus et son aspect TPS évolué resteront dans ma mémoire.

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RESIDENT EVIL 6

Une courte exprérience pour une courte évocation dans ce top. Franchement, que Capcom flingue une licence au fil des opus pour plaire au plus grand nombre et imiter les blockbusters occidentaux passe encore. Mais ne pas respecter la licence au point d’en faire une bouse injouable sans être fichus de mapper correctement un système de couverture que même les TPS les plus lambdas savent faire, est une vraie honte.

La campagne de Leon a été sympa. Mais celle avec Chris ne se situe pas loin du degré zéro du jeu vidéo d’action décérébré avec une maniabilité indigne. Je force mon respect envers ceux qui ont eu le courage d’aller au bout. Mais pour moi ce fut trop. Beaucoup trop. Ou pas assez, c’est selon.

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JOURNEY

Ah, voici le chouchou d’Archaic ! Non pas que nous l’ayons tous adoré, au contraire. Mais nous en avons beaucoup parlé, et je pense qu’il s’agit du seul jeu qui ait bénéficié de trois reviews à lui tout seul, chez nous, le mois de sa sortie !

Moi, je le redis, je fais partie des personnes déçues par Journey. Une direction artistique, un gameplay avec des bonnes idées et une astucieuse approche ne font pas tout, même quand on est un jeu indépendant. J’ai été déçu par la petitesse du voyage dont la dimension anecdotique m’a sauté à la figure sitôt le plot twist « loopesque » opéré. Quand certains développeurs auront compris que la simplicité et la linéarité d’une idée peut parfois décupler la puissance de la solitude ou d’un voyage tel que promettait Journey, alors on aura quelque chose d’ultime. Ce que ce jeu aurait pu être, et j’en veux terriblement à Thatgamecompany pour ça. J’aurais tant aimé qu’ils me perdent dans ce désert si bien représenté, qu’ils me touchent par l’histoire de cette civilisation perdue qui aurait un véritable sens… Mais non, on a juste voulu me bluffer en me faisant me dire « oh là là je ne m’attendais pas ! ». Et ça, malheureusement…. Pas avec moi.

 

LES DECEPTIONS

On poursuit dans les choses qui m’ont déplu : voici mes déceptions. Entendons par là des jeux sur lesquels j’ai passé un bon moment, mais qui auraient pu être tellement plus à mes yeux !

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SPEC OPS : THE LINE

Allez je triche, puisque je l’ai terminé juste après la fin de l’année. Mais il s’agit du coup de cœur de beaucoup de joueurs parmi les titres de 2012, et son statut de jeu à budget moyen lui a donné une aura particulière. On m’a promis de toutes parts un TPS différent et mature mettant sur la sellette les enjeux éthiques et psychologiques du meurtre, de la guerre ainsi que du métier de soldat. Oui il est tout ça. Il n’empêche que je l’ai trouvé très très moyen.

Peut être qu’un jour je changerai d’avis, mais je considère les shooters comme un genre de jeu spécialement basé sur le gameplay et le feeling des gunfights. Autant je suis capable d’admettre que le genre TPS a mûrit plutôt suivant la voie du spectacle et des structures à la Call of Duty. Autant il faut que le jeu ait un minimum de répondant quand je pose les mains sur la manette. Or, du strict point de vue du gameplay, Spec Ops est basique, répétitif et mou. Pas dégueu. Pas nul. Mais totalement banal. Alors oui, certaines ambiances graphiques ont méchamment de la tronche (encore que les graphistes ont dû bien étudier Bulletstorm pour certains panoramas extérieurs, mais passons…). Oui nous faire shooter du soldat américain par brouettes sur une ambiance sonore très Woodstock apporte une pointe d’ironie très astucieuse. Mais non. Je me suis emmerdé du début à la fin dans des gunfights tout ce qu’il y a de plus « lambdas ». Ce qui n’a pas arrangé mon expérience, c’est le fait que j’ai fait le jeu sur PC, à la souris. Spec Ops m’a donc jeté à la face un équilibrage et une IA vraiment nivelés par le bas, de telle façon à proposer un jeu assez lent pour les joysticks de manettes consoles. Je m’excuse, mais ce n’est pas parce qu’on fait du jeu sur consoles qu’on doit prendre les joueurs pour des manchots.
Et c’est là qu’on me dira :  « Mais tu ne parles pas du scénario, tout est là-dedans ! ». A quoi je répondrai un identique « bof ». Je trouve que le fait de nous faire jouer un TPS aussi basique et bourrin pour ensuite nous faire la morale sur le fait que « tuer des gens c’est pas bien et peu avoir de lourdes répercussions sur le psychisme » est d’un convenu déconcertant. Merci ! Personnellement un jeu comme Defcon, sans aucune mise en scène, qui m’affiche froidement un « vous avez causé la mort de 500 000 citoyens américains » arrive à me prendre aux tripes et à me faire froid dans le dos à chaque lancer de missile, pour un effet cent fois plus réussi en terme de conscience. Quand Spec Ops me fait doucement sourire en enfonçant des portes grandes ouvertes et en sursignifiant l’évidence entre deux gunfights bourrinissimes. Avec l’accueil qu’a reçu ce jeu, tout laisse à penser qu’un certain pan du jeu vidéo (dont les TPS) est définitivement immature, au point où les joueurs louent, les bras vers le ciel, l’unique présence d’un message prenant des distances avec la violence et le fait de tuer des gens. Peu importe la qualité du message. On a encore du chemin à faire avant d’être crédibles aux yeux du Monde, vraiment…

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DIABLO III

Voici la moindre de mes déceptions. Pourquoi ? Peut-on qualifier de décevant un jeu sur lequel on a passé 200 heures de jeu ? Je ne pense pas. Diablo 3 est un excellent Hack’n’slash qui bénéficie de tout le savoir faire de Blizzard en terme d’accessibilité, de profondeur du theorycraft et de direction artistique. C’est beau, c’est génial au niveau des combats et de la dynamique d’ensemble : ce qui m’a marqué dans ce Diablo 3 c’est l’utilisation de l’espace. Toutes les classes ont des capacités assurant de la mobilité, des esquives ou des ruées. Plus qu’un Hack’n’slash particulièrement dynamique, on a parfois l’impression de jouer à un jeu d’action hyper stylé. Dit comme ça, ça n’a l’air de rien. Mais je vous assure que Blizzard a encore apporté au genre avec son Diablo 3. En plus de proposer une ambiance, des graphismes et une campagne de qualité.

Les défauts ? Je ne saurais dire si c’est par paresse ou par souci de fanboyisme que la campagne ressemble à s’y méprendre à celle de Diablo 2. Comme si ce scénario était, en grande partie, une variation mise à jour de la campagne du précédent épisode : premier chapitre avec des zombies aux abord de Tristram, deuxième chapitre dans le désert,etc… Dans une optique d’immersion, celui qui aura fait Diablo 2 récemment pour préparer l’arrivée de Diablo 3 ne sera que très peu dépaysé.

Et on arrive sur le défaut majeur du jeu : l’hotel des ventes et le tout online. Pas qu’il s’agisse de problèmes en soi dans l’absolu. Le souci c’est que le fait que de l’argent réel soit utilisé et que l’existence du jeu à l’échelle mondiale soit basée sur une architecture de MMO, entraîne un équilibrage totalement hors de propos avec le genre. Ainsi Blizzard, à la manière de sa gestion de World of Warcraft, passe sa vie à mettre à jour, patcher, nerfer telle capacité de telle classe jugée trop forte, à retirer tel spot de farm jugé trop rentable en or ramassé,etc…Quand il s’agit d’un MMO pour lequel tous les joueurs paient un abonnement mensuel, il est important de maîtriser la triche, les exploitations de bugs ou de capacités trop puissantes synonynmes de farm déloyal. Mais en quoi cela est-il gênant pour un Hack’n’slash qui doit rester, selon moi, une aventure personnelle hors de toute logique compétitive? Du coup, cette politique amène à penser que la seule raison qu’aurait Blizzard d’empêcher les joueurs de farmer trop rapidement de l’or grâce à un spot abusé ou un sort trop puissant, serait que cela puisse nuire à son marché d’argent réel ou à son Hôtel des ventes.

C’est tout le scandale de Diablo 3. Qu’est ce que j’en ai à faire, moi, joueur occasionnel ayant une vie et des sessions normales, que mon expérience de jeu soit modifiée sans qu’on me demande mon avis, à cause d’un joueur coréen ayant trouvé un endroit lui permettant de farmer des millions de golds en surexploitant un sort ou un bug que seul les nolifes peuvent détecter ? Voilà l’absurde, le paradoxe et la déception qui entourent l’aura de Diablo 3. Une sorte de politique adaptée à de la gestion de MMORPG qui devient carrément malsaine dans le cadre d’un Hack’n’slash. D’autant plus hypocrite que l’argument du non favoritisme ne tient pas puisqu’il est possible de se suréquiper contre de l’argent réel. En plus du fait que l’éditeur lui-même affirme que Diablo 3 est destiné à rester une expérience tournée vers le PVE et non le PVP compétitif. Malsain, tout simplement.

RATTRAPAGES

Et voilà où se situent mes meilleures expériences de 2012. Parce qu’il n’est jamais trop tard pour les classiques et les perles intemporelles…

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SHADOW OF THE COLOSSUS

Oui, il n’est jamais trop tard… Shadow of the Colossus fut le premier jeu que je terminai en ce début 2012. Et que dire à part que j’ai trouvé là une aventure dont la puissance n’a d’égale que sa simplicité. La limpidité de l’ensemble et le jusqu’auboutisme de la démarche m’ont laissé sans voix du début à la fin. Je ne m’étendrai pas des heures sur ce jeu que tout le monde connait, et je ne lui vois quasiment aucun défaut. Allez : une maniabilité parfois capricieuse maintes et maintes fois justifiée par les concepteurs par le côté humain du personnage. En tout cas, je dois absolument louer le côté organique, imprévisible et la précision du moteur physique qui donnent un côté très vivant à ces colosses et dilue toute notion artificielle dans le comportement de ces géants extrêmement touchants. Loin de moi l’idée d’aller voir dans Shadow of the Colossus des thèses philosophico-mystiques indépendamment du discours de Fumito Ueda. Je préfère y voir une œuvre d’une grande sincérité et  d’une grande simplicité, lui insufflant une puissance hors de portée de la plupart des jeux s’essayant parfois vainement à la surenchère de mystique et de moralité à deux dollars.

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VALKYRIE PROFILE : LENNETH

Et, oui celui-là, il remonte. Je ne connaissais rien de cette saga, et le seul jeu Tri Ace que j’avais fait jusque-là était Resonance of Fate. Je l’avais adoré. Alors voilà qu’on me conseille ce Valkyrie Profile et que je découvre probablement ma seconde meilleure expérience de J-RPG derrière Grandia. Je ne suis pas un spécialiste du genre, j’ai toujours eu un rapport étrangement chaud/froid avec les RPG à la japonaise. Sauf que là je découvre un gameplay extraordinaire, une narration efficace et d’une justesse à toute épreuve, et un game design déroutant mais génial. J’avoue qu’il faut bien plusieurs heures pour comprendre où le jeu et le gameplay souhaitent nous emmener. Et qu’il faut aller chercher cette maudite fin A avec un carnet de notes à portée de main sur lequel on aura pris soin de noter la marche à suivre. Comme à l’époque. Mais une fois qu’on y a investi ce qu’il faut, ce jeu est une aventure aussi exigeante que touchante, son gameplay est aussi ingrat que jouissif une fois maîtrisé. Et là où Tri Ace traîne une réputation de développeur à gameplay et non à scénario, je réponds que la maturité et la justesse dont fait preuve l’écriture de ce Valkyrie Profile a de quoi faire pâlir des J-RPG cultes reconnus pour leurs histoires qui ont marqué des générations entières de joueurs.

Entre cette narration diablement efficace et ce gameplay qui trouve un parfait équilibre conciliant un theorycraft typique de J-RPG et une nécessité de skill manifeste lors des rixes, je trouvai là mon bonheur. Quand à la réalisation somptueuse en 2D, les dialogues théâtraux incroyablement justes, les donjons retords qui trouvent des vrais enjeux de gameplay, la profondeur d’une histoire à plusieurs couches… Si j’avais découvert ce jeu à l’époque de sa sortie, alors une bonne partie de ses concurrents contemporains m’auraient laissé un souvenir plus vague.  Car cet OVNI ultra-osé prend aux tripes par le pari complètement dingue qu’il constitue et l’exécution magistrale de l’ensemble. Il va directement dans la liste de mes meilleurs jeux de tous les temps.

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DARK SOULS

Ce jeu traînait derrière lui une réputation de délire pour masochiste. J’ai malgré tout cédé aux sirènes de Dark Souls de manière accidentelle en cette fin d’année 2012. Quelle bonne idée j’ai eu ! Car, en effet, il s’agit de l’une des aventures «rôlesques » les plus marquantes que j’ai eue de ma vie. Par son univers fascinant, son gameplay vraiment technique me rappelant Monster Hunter, sa structure en monde ouvert bluffante et son système de jeu d’une richesse inouïe : il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre que Dark Souls n’est pas le maëlstrom impitoyable décrit çà et là. Mais bel et bien une aventure avec du répondant, un univers hostile qui l’est vraiment, et un gameplay sincère avec lui-même : tu joues bien tu avances, tu joues mal tu n’avances pas.

D’où une vraie satisfaction lorsqu’on a compris comment progresser et qu’on se sent à l’aise dans un univers qui n’est pas là pour nous laisser passer courtoisement. A partir de là, on se retrouve au milieu d’une aventure extrêmement immersive, fascinante par la mélancolie et le désabus dans lesquels se trouvent le monde qui nous est livré ici. Le background se délivre subtilement à travers la vie des PNJs que l’on croisera et qui n’attendent pas le joueur pour faire ce qu’ils ont à faire (contrairement à beaucoup d’aventures où le moindre péon attend que le joueur s’adresse à lui pour avoir un semblant de vie). Ceci amplifie le sentiment de solitude, de petitesse qui nous gagne au début de cette quête visant à ramener de la chaleur et de la lumière dans un monde réduit à l’état de carcasse stagnante.

Il est vrai que la mort nous attend au tournant, et c’est une vraie joie de retrouver une ambiance digne de certains jeux de rôles type « Livre dont vous être le héros », trempée dans une Dark Fantasy qui prend au tripes. On peut mourir par mauvais choix ou encore parce qu’on ne savait pas que pour explorer des marais empoisonnés il était peut être nécessaire de porter un équipement spécial contre le poison à trouver dans une autre zone. C’est à travers des éléments précis comme celui-là que ce monde ouvert prend un sens, que petit à petit la frustration rejoint la fascination et finalement se crée un vrai plaisir de s’immerger, de s’investir dans une aventure digne des plus grandes expériences de jeu de rôle. Sans l’assistance parfois intrusive des jeux vidéos actuels. Une perle, une obsession d’un mois et demi, un investissement qui en vaut la chandelle. Et au final une plongée dans un univers cyclique absolument fabuleux. Dark Souls : de la vraie aventure.

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LE COUP DE GUEULE

LA PRESSE SPECIALISEE

Enfin, parce qu’il fallait bien un coup de gueule ou un regard biaisé sur le média et ce qui l’entoure, parlons un peu de l’ambiance peu luisante qui s’est installée au fil des mois autour de la presse spécialisée du jeu vidéo en France.

J’ai décidé de ne pas me disperser en abordant une multitude de  thèmes en marge du simple plaisir de jeu dans ce bilan. Néanmoins, il m’est impossible de ne pas prendre un peu de temps pour évoquer les différentes affaires et finalement la crise qui ont secoué le monde du journalisme vidéoludique. Car suite à ces histoires, certaines attitudes et certaines déclarations ont touché en même temps le lecteur, l’internaute et le blogueurs du dimanche que je suis. Je ne vais pas m’amuser à détailler les différentes affaires (le coup de Black Ops 2 avec Activision vs Gameblog, l’affaire des Doritos, le dépôt de bilan de MER7 entraînant l’arrêt des principales publications historiques de notre presse papier, l’indignation des journalistes après certaines déclarations d’un de leur confrère remettant en cause leur statut de journaliste justement, etc…) mais je vais livrer directement mon ressenti de lecteur/internaute.

Une chose est sûre,  le monde du journalisme lié à la consommation (jeux vidéos, hardware,etc…), va mal. Des questions sur l’indépendance des différentes rédactions sont revenues incessamment sur le tapis, donnant du grain à moudre à un certain lectorat toujours plus exigeant et ne se satisfaisant plus vraiment de simples recueils de tests et news. A tort ou à raison, je ne sais pas.

Tout d’abord, je suis vraiment navré pour ces personnes ayant perdu leur travail. Sincèrement. Cependant, il m’est impossible de passer sous silence certaines réactions de professionnels du milieu qui, en tant que lecteur, m’ont laissé un peu perplexe. Car en effet, toutes ses affaires n’ont pas manqué de faire réagir immédiatement une partie du lectorat qui, depuis quelques années, se montrait relativement blasé quant à des lignes éditoriales vraiment peu définies. Surtout en terme de critique. Cela a entraîné immanquablement un clivage du lectorat entre les habitués de tel ou tel site, et un autre type de passionnés du jeu vidéo, toujours en manque d’exhaustivité, de précision et abhorrant les approximations dans le traitement de l’information ou la légèreté très déséquilibrée des reviews. L’ennui, c’est que nos chers journalistes, en général, semblent souvent considérer que ce lectorat est minoritaire.

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Pourquoi je parle de  ça ? Pour deux raisons essentiellement. La première réside surtout dans le fait que je suis resté sans voix après le visionnage d’une certaine émission qui permettait, une fois n’est pas coutume, à des professionnels de gros sites français de s’exprimer sur la question. Ce qui ressortait de l’émission ? Pour faire court :

« Tout va bien en fait. Bon il y a peut être des problèmes, mais ni les lecteurs, ni des journalistes non spécialisés ne seraient aptes à comprendre. Nous n’avons donc rien à déclarer. Et si certains se défendent éhontément sans langue de bois, alors foutons nous de sa tête à claques. »

Voilà, en gros un résumé de cette émission. Ce que j’ai trouvé affligeant à ce moment-là, fut le mépris que j’ai ressenti envers le lectorat, les principaux intéressés, selon moi. Car non seulement je trouve que c’est une erreur de considérer que le lectorat exigeant et très sensible aux histoires d’éthiques soit une minorité. Mais surtout comment donner confiance aux lecteurs derrière une telle langue de bois ?

Le pire dans tout ça arrive quand une bonne partie de la profession des journalistes de jeux vidéos pointe du doigt une certaine partie de ces lecteurs qui se donne les moyens d’avoir de l’espace pour s’exprimer, via des vidéos ou des blogs en tout genre. Et c’est la deuxième raison pour laquelle j’évoque ce lectorat. Car oui, en plus de pratiquer une langue de bois incroyable, certains journalistes lancent des invectives envers des blogueurs ou des « youtubeurs » arrivant parfois à se faire inviter voire même à avoir un rapport presque journalistique avec les éditeurs (réception de versions tests,press kit,etc…). Ce qui est d’une malhonnêteté déconcertante. Il faudrait qu’ils comprennent que les blogs, comme nous-mêmes, Archaic, n’ont jamais prétendu concurrencer la presse spécialisée. En revanche la question qu’ils devraient se poser c’est : comment se fait-il que beaucoup de lecteurs mettent en concurrence des blogs amateurs avec des sites pros ? D’où vient le fait que les éditeurs ne voient aucun inconvénient à inviter des internautes au milieu de journalistes pour certaines présentations (sachant que les sites amateurs ne vivent pas de la publicité, grand intérêt de leur partenariat avec les sites pros) ? Pourquoi l’indépendance des sites professionnels est-elle à ce point  remise en question à la moindre affaire faisant un peu de bruit ?

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Je m’attendais à ce que les journalistes professionnels se précipitent sur l’occasion pour répondre à ces questions afin de fournir des réponses satisfaisantes et rassurantes pour les lecteurs. Or, lors des émissions et des différentes joutes via articles interposés entre les différentes rédactions : rien sur les lecteurs. Les journalistes ont parlé d’eux, des éditeurs, d’éthique, des blogs amateurs, de leurs petites guerres inter-partenariats. Pour les lecteurs ? Rien du tout, tout va bien.

Je ne prétends donner de leçon à personne, car ce n’est pas mon métier. Mais il m’est impossible de ne pas faire le parallèle avec la presse spécialisée du cinéma. On sait les partenariats, les invitations de journalistes, les cadeaux sous toutes les formes possible,etc… Mais ce qui fidélise les lecteurs, ce sont des lignes éditoriales claires. Tel magazine ou tel site tient sa position envers un type de cinéma ou un autre. Les critiques y font souvent un travail qui va au-delà d’une ligne  qui se définit par un vague « nos reviews sont subjectives, c’est un ressenti, en tout indépendance ». Je pense qu’un lecteur n’a pas grand chose à faire, en vérité, de l’avis purement subjectif du journaliste. En revanche, ce qui intéresse le client, c’est ce que la compétence même de journaliste apporte à la critique. Une remise en perspective de l’œuvre, un apport objectif dû à un regard professionnel et exhaustif sur le média dans son ensemble. Au final que l’avis du critique soit positif ou négatif, que la rédaction soit indépendante ou non, cela importe peu à un lecteur qui se sent vraiment informé, éclairé par une review bénéficiant d’une plus value allant au-delà du simple « avis » que n’importe quel amateur lettré peu apporter. L’enjeu de tout ce tôlé et de cette crise est là, à mon sens.

Je pense que beaucoup de gens se foutraient royalement de savoir à quel degré d’indépendance travaillent les journalistes, pourvu que les critiques soient satisfaisantes d’un strict point de vue qualitatif. Qu’ils n’aient plus l’impression de lire l’avis d’un joueur privilégié, en somme, mais bel et bien d’un journaliste critique. Journaliste-critique dont la  réponse quant il s’agirait d’expliquer son métier serait autre chose qu’un silence blasé et parfois, je m’excuse, hautain. Autant on peut mettre la faute sur internet et la gratuité de l’information, autant je reste persuadé que les gens seraient prêt à payer pour de l’information ou de la critique qu’ils jugeraient vraiment de qualité et dont les frontières avec l’amateurisme seraient beaucoup plus nettes et évidentes.

Le plus côcasse dans cette histoire c’est que l’émission opposant des rédacteurs en chef entre eux qui, au final, n’ont rien dit du tout sur les questions de l’indépendance, fut publiée en pleine campagne marketing pour Assassins Creed 3. Ce qui m’a fait bizarre, c’est que pendant ce temps-là, l’essentiel des membres d’Archaic faisait le déplacement, à leurs propres frais personnels, aux Utopiales de Nantes lors desquels venaient s’exprimer des professionnels du jeu vidéo français. Quand on analyse les invectives lancées envers des blogueurs amateurs « faisant de la concurrence déloyale aux journalistes », impossible de ne pas se demander : où étaient les professionnels dans cette manifestation ? Comment peut-on clamer son indépendance et critiquer des amateurs, quand on fait bouffer du dossier, des pré-reviews, des reviews, du marketing en tout genre concernant le dernier blockbuster à la mode en ne daignant même pas se déplacer quand des petits éditeurs français se mettent à disposition de tout un chacun pour tenter de donner comme ils peuvent un peu de visibilité à leurs prochains jeux dont le coût global est largement inférieur au simple budget marketing d’un Assassins Creed 3 ? Il est évident que pour moi quelque chose ne tourne pas rond, et que si une partie du lectorat (bien plus importante que ce que les professionnels intéressés peuvent penser) se montre suspicieuse ou se détourne de la presse papier tout comme de certains sites spécialisés en grossissant le nombre de vues des youtubeurs ou blogueurs en tout genre, c’est bel et bien à cause de lignes éditoriales douteuses. Celles-là même dont les paradoxes sont sans cesse justifiés par une unique défense de la « subjectivité » des rédacteurs. Ce qui est quand même bien pratique quand il s’agit de tout justifier.

C’était mon principal coup de gueule pour 2012, je regrette de m’être autant étalé sur la question : il s’agissait vraiment de l’avis d’un lecteur navré de cette ambiance, désolé de la disparition de magazines qui ont accompagné son adolescence, et outré d’avoir eu l’impression de n’être qu’un click parmi d’autres pour des journalistes dont la principale préoccupation n’a pas été de s’expliquer clairement sur leur métier, quand la nécessité de se défendre fût manifeste. Tant pis pour eux, et il est regrettable que tant de personnes aient perdu leur job à cause d’une crise dont l’origine est, à mon sens, une question qualitative bien avant d’être de l’ordre de l’éthique ou de la sociologie du public internaute.

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 ET POUR 2013 ALORS ?

J’arrive à la fin de mon bilan, et je me rends compte que dans l’ensemble c’est n’est pas la méga-teuf qu’à pu être 2011, même si cette année a été marquée par des expériences vraiment mémorable. Ce qu’il faut attendre de 2013 ? Personnellement à part le prochain Platinum Games (Metal Gear Rising : Revengeance) et  Bioshock : Infinite, je n’attends pas grand chose. En revanche l’intérêt de cette année, selon moi, résidera en l’offre hardware dans sa globalité. En effet, suite à des déclarations toutes plus effrayantes les unes que les autres concernant les consoles HD de salon de Sony et Microsoft (tout dématérialisé, pas d’occasion, ID unique par jeu, etc,etc…) je vois la lumière dans la multiplication des offres qui se profilent : une machine pour Valve, le projet Ouya, la console de Nvidia,etc… Je pense que de la crédibilité de ces solutions alternatives dépendra vraiment l’état du marché pour les consommateurs dans leur ensemble, dont seule la tranche qui concerne un certain grand public (nécessaire) semble être trop souvent l’unique préoccupation des géants de l’édition. Nous saurons très vite de quoi il en retourne car une chose est sûre : 2013 c’est l’année des consoles. Espérons qu’elle le soit pour toutes les nouvelles venues !

 

  1. Et sur Archaic on aime aussi moyen la presse spécialisée en ce moment ^^.

    En tous cas, se découvrir Shadow of the Colossus et Valkyrie Profile la même année, c’est quand même pas mal du tout dans un bilan. Pour le reste, ça fait encore trop de shooters et de jeux PC pour qu’on puisse se rejoindre (et forcément, comme en plus tu n’aimes pas les bons jeux comme Journey =p ), mais comme d’habitude ça permet d’avoir une belle brochette de jeux dans les tops. Il suffit de comparer nos cinq sélections pour voir que la gamme est large, et mine de rien ça fait du bien quand on voit l’espèce d’uniformisation qui transparaît en trompe-l’œil du traitement « conventionnel » du JV. Heureusement que les choses sont un peu plus riches et intéressantes qu’il n’y paraît.

  2. Visiblement beaucoup d’entre nous ont sacrifier de leur temps pour des priorités professionnelles…

    Aaaahhhh ce Journey, nous en avons parlé, mais pas encore de vive voie, et ça c’est un regret, même si je comprend ton point de vue. Mais t’inquiète pas, en 2013 nous allons avoir matière à discutayer avec l’arrivée de ceux que certains ne considèrent pas (apparemment, d’après mon informateur) comme des jeux.

    Toujours est-il que ton excellent bilan contient des titres qui m’interpellent, notamment ce petit XCOM dont j’ai entendu tout un tas de mauvaises et de bonnes choses. Ton avis me plait bien, jeune homme, je vais m’y essayer bientôt. Sinon, tu veux du jeu petit budget qui vaille le coup? Hyades ne t’as pas encore fourni Deadly Premonition? Tu ne t’es pas encore fait Earth Defense Force 2017? On t’as trouvé quelques objectifs pour 2013, d’autant plus qu’une version Director’s Cut sort bientôt pour le premier et que l’épisode 2025 sort bientôt pour l’autre :nerd:

    (Puis respect pour la citation du génial mais malsain Defcon, que je plussoie. Pour la OUYA… On devrait en parler bientôt :napo:)

  3. Une belle tribune pour un beau discours.

    Pas d’inquiétude, ton coup de gueule est totalement justifié. C’est ton bilan, tu y mets bien ton ressenti de l’année, positif ou négatif 🙂 . En tout cas ton point de vue est intéressant, je partage assez. C’est d’ailleurs redevenu un peu plus calme ces derniers temps, mais peut être est ce parce que la période des grosses sorties est passée (fin d’année) et que, finalement, les sites (et blogs, soyons fou) qui ont ouvert leur gueule, c’était pas un peu pour se faire de la pub ? Car bonne ou mauvaise, la pub et les grandes gueules, ça amène des clics en masse, et donc des sous. Enfin, j’dis ça, j’dis rien 🙂 . Monde de merde comme dirait l’autre.

    Sinon merci de me rappeler de faire Black Mesa. Je l’ai attendu un moment, puis finalement il est sorti et j’ai rien fait du tout…

    Et p’tite question au passage vu, tes rattrapages plus que sympa : tu comptes faire VP2 du coup ?

  4. Comme toi, je trouve aberrant que des journalistes ne prennent pas le temps de venir aux Utopiales depuis 2011. Jehanne Rousseau nous le disait : « Ce qu’il faut aux Utopiales, c’est un David Cage, sinon ça restera confidentiel aux yeux du monde du jeu vidéo. » Elle a raison : si l’on ne sort pas les grosses machineries, personne ne se déplace. Car il n’y a que ça qui intéresse le grand public, malheureusement. Triste. Je déplore également la disparition de quasiment toute la presse jeu vidéo en boutique. Je regrette l’époque où il fallait choisir entre les grands noms Playmag, Joypad, Concoles News, Consoles +, … Maintenant, à part IG Mag et Video Gamer (nouveau mensuel bien sympa), il n’y a plus rien…

    En tout cas, ça fait plaisir que tu trouves autant de plaisir à parcourir Valkyrie Profile en 2012. Il faut dire que le jeu, bien que vieilli techniquement, reste une sacrée claque. Tu as cité 3 jeux japonais assez exceptionnels. Je pense qu’en 2013, ce sera surtout des jeux jap : seuls les japonais semblent, en ce moment, à même de me faire rêver.

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