Rage

Rage

A défaut de révolutionner le genre, Rage constitue une expérience globalement aboutie, qui remplit plus que bien son cahier des charges. En revanche, on pourra regretter la quasi-absence de scènes véritablement épiques pour relever l’intérêt du jeu, une meilleure homogénéité de la qualité graphique, ou encore une fin digne de ce nom. Mais les fans de ce type de jeu peuvent se lancer dans Rage en étant sûrs d’avoir affaire à un très bon représentant de la catégorie

Devil Survivor 2

Devil Survivor 2

Devil Survivor 2, c’est donc un autre Devil Survivor premier du nom, à la fois plus carré au niveau du gameplay et désireux d’utiliser une formule maintenant bien rodée pour explorer d’autres thèmes en conservant une structure familière pour le joueur. Atlus n’en est pas à son coup d’essai en la matière, de la duologie Persona 2 au couple Persona 3 / Persona 4 en passant par les Devil Summoner mettant en scène Raidou Kuzunoha et les Digital Devil Saga. Et si d’autres compagnies que nous ne nommerons pas ici se complaisent dans un recyclage stérile et redondant, Devil Survivor 2 est le fruit d’une longue expérience en matière d’optimisation du travail déjà accompli précédemment. C’est une démarche qui a aussi ses travers : une suite aussi inspirée par son aîné ne pourra que difficilement l’égaler en matière de fraîcheur et d’originalité. Mais une chose est sûre, utilisée avec parcimonie, la méthode est idéale pour accoucher d’excellents jeux. Devil Survivor 2 en est une preuve supplémentaire.

Devil Survivor

Devil Survivor

Pour une série ayant si peu d’expérience en matière de T-RPG, Devil Survivor est une surprenante et incontestable réussite. Et si le jeu brille d’abord par l’atmosphère d’urgence et de tension qui va avec une ambiance de fin du monde vécue par le bas, il parvient également à faire la démonstration qu’on peut conjuguer un scénario cadré, riche et haletant avec une grande liberté de choix qui laisse au joueur beaucoup de latitude. Qui plus est, la substantifique moelle du gameplay si typique des Shin Megami Tensei se conjugue à merveille avec les mécaniques de jeu d’un RPG tactique et en profite même pour atténuer (voire faire disparaître) des défauts et des archaïsmes que la série se traîne comme des boulets depuis bien longtemps. On sent dans Devil Survivor une attention portée au moindre petit détail, le genre de soin qu’on imagine mal un grand studio consacrer à un projet mineur. Atlus le fait. Merci à eux.

Darksiders 2

Darksiders 2

Il parait que qui aime bien châtie bien. Pour ma part, j’ai tant aimé le premier Darksiders que je n’aurais jamais imaginé châtier si vertement son petit frère. A vrai dire, je ne peux pas m’empêcher d’avoir un léger pincement au cœur en écrivant cette critique. Mais il s’agit en quelque sorte d’un moyen de tourner la page. De l’attente trépignante de la sortie du jeu à l’immense enthousiasme des débuts, puis des premières très mauvaises surprises à la désillusion totale et définitive, Darksiders 2 a été une expérience personnelle qui a besoin d’une fin digne de ce nom, en plus d’avoir été un sacré ascenseur émotionnel. Malheureusement, il ne s’agit pas vraiment du style d’émotion auquel je m’attendais en mettant le disque dans la console

Darksiders – Avis de Hyades Luine

Darksiders – Avis de Hyades Luine

Darksiders aura été une des mes plus belles surprises de l’année 2010. Cependant, certaines réactions à l’époque de la sortie du jeu me donnent un angle idéal pour aborder cette critique. Certains joueurs n’ont vu en le titre de Vigil Games qu’une resucée sans intérêt d’une douzaine d’autres jeux : ont été cités dans le plus grand désordre God of War, The Legend of Zelda, Panzer Dragoon, Shadow of the Colossus, Portal, Soul Reaver pour n’en retenir que quelques uns. Pas que le constat soit totalement erroné : Darksiders s’inspire bien volontiers de ses illustres prédécesseurs et il le fait avec une régularité qui confine parfois à l’insolence. Mais la conclusion me semble simpliste quand le raisonnement néglige de considérer pourquoi et comment le soft emprunte certains de ces éléments… Et elle devient injuste, voire agaçante, quand une poignée d’ayatollahs des genres vidéoludiques vient reprocher au jeu d’avoir l’audace de sortir des petites cases dans lesquelles ils ont tant l’habitude de tout enfermer. Surtout quand le mélange sacrilège parvient à ériger ses inspirations en hommages et à les intégrer en un tout cohérent, fun et pourvu d’une forte identité

Nier

Nier

Nier est un peu le jeu que personne n’attendait. Un héros musculeux, une jeune femme à la tenue aguicheuse et au langage vulgaire, des hectolitres de sang… Les premières informations sur le dernier titre édité par Square Enix ne laissaient pas espérer autre chose qu’un Beat Them All de peu de finesse. Mais comme le résume si bien le slogan accompagnant la sortie du jeu, les apparences sont trompeuses. Il se trouve en effet que Nier est le chant du cygne de cavia, un studio connu dans un petit cercle de joueurs pour l’audace absolue d’une gemme méconnue, Drakengard. Et il se trouve que ces deux jeux partagent un certain héritage, celui de l’expérimentation et des émotions souvent intenses