Cars
Appréciation 2

Cars est un jeu pour lequel on est tenté d’avoir de la sympathie. L’ambiance bon enfant est plaisante, on sourit beaucoup durant le court laps de temps que dure le jeu. Sa durée de vie saura en décevoir beaucoup tout comme sa prise en main sans ambition. Une nouvelle adaptation loupée ? En partie, seulement. Le jeune public ayant apprécié le film adorera le jeu, les autres s’ennuieront assez vite… Rainbow Studios nous a donc offert un titre très moyen mais à la bande son excellente !

Résumé 2.0 Passable

Cars

Comme à chaque sortie de film d’animation, nous avons eu droit à notre version console de Cars. Disney et Pixar, par l’intermédiaire de Rainbow Studios, ont voulu prolonger le plaisir des spectateurs ayant apprécié le spectacle à travers les nombreuses éditions du jeu. Notre chère Xbox 360 n’y a pas échappé. Le premier réflexe qui vient est le rejet. Les adaptations font peur ; à défaut de posséder un catalogue de survival horror consistant, la console de Microsoft a son lot de jeux qui font peur.
Heureusement pour nous, Cars ne fait pas (entièrement) partie de cette caste.

Un mode Histoire ? Dans un jeu de course ?

Nul besoin de revenir sur le synopsis du film mais rappelons tout de même que notre héros est une voiture, Flash McQueen, qui rêve de remporter ses premières courses de Nascar, à l’instar de son grand-père qui avait su remporter plusieurs championnats. Le jeu Cars nous met donc dans la carrosserie de ce charmant véhicule vivant et nous lâche dans Radiator Springs. Il est alors possible de se promener où l’on le désire et faire du hors piste est même conseiller pour découvrir les cartes postales de Lizzie. Les différentes épreuves possibles sont visibles sur le terrain grâce à de gros marqueurs sur le sol et des points de couleur sur le radar situé en bas à gauche de l’écran.

A chaque début de défi, nous avons droit à une scène expliquant le pourquoi de l’épreuve et permettant de mieux connaître les personnages de l’histoire. Les principaux protagonistes du film sont bien évidemment présents et reviendront souvent dans l’aventure, Doc, Sally, Chick et j’en passe et des meilleurs.

Le mode histoire s’articule donc comme un gigantesque terrain de jeu dans lequel il est possible de choisir ses prochaines courses et dans lequel s’en débloquent de nouvelles au fil de votre progression. Une première place vous octroie 5 pièces, la seconde, seulement 3 et la troisième, une seule. Il y en a 250 au total à remporter au travers des cinq chapitres du jeu. La durée de vie n’est donc pas extraordinaire mais saura tenir en haleine les plus jeunes joueurs. D’ailleurs, les développeurs ont pensé à eux en incorporant un mode Histoire « Compact » leur offrant une version du mode principal simplifiée et plus agréable pour débuter.

Dans un but certain de vouloir apporter de la diversité à son jeu, l’équipe a ajouté des mini-jeux. Ceux-ci consistent à rattraper des adversaires et leur rentrer dedans ou encore réveiller des tracteurs en leur klaxonnant dans les oreilles tout en évitant les rondes du gardien. Ces défis amuseront essentiellement les plus joueurs les moins inexpérimentés en la matière mais les vieux de la vielle les boucleront en un rien de temps en raison du manque flagrant de difficulté. Cars est un titre destiné au jeune public et cela se voit, certes, mais cela se sent également. Il est difficile de perdre une course et tout débloquer revient à s’occuper un petit week-end. Il y aura donc un fort contraste dans les impressions des joueurs chevronnés et des novices. D’autant plus que la conduite du soft ne penche pas réellement du côté de la simulation.

Sensations de conduite aux abonnés absents

En effet, la conduite de Flash est parfaitement arcade… et même plus ! La gestion des collisions est assez aberrante pour être signalée et répertoriée en tant que défaut. Comme il est dit lors des chargements par de charmantes bandes emplies de conseils en tout genre, « Les murs ne bougeront pas même si vous leur foncez dedans… ». Il faut vous dire que, mis à part les ustensiles qui traînent sur la route (barils, caisses, botte de paille, …), tout est en béton. Donc si Flash heurte un élément du décor, ce sera l’arrêt net. A vous alors les joies de la marche arrière. Il est aberrant que les développeurs n’aient pas pensé à autoriser le joueur à se replacer tout seul dans ces cas là alors que ce système est automatique en cas de sortie de route. Étrange.

Même si Flash dépasse allègrement les 300km/h, la sensation de vitesse n’est absolument pas transcendante. Ceci a certainement été mis en place afin que le jeu reste jouable mais un peu plus de « logique » (et non pas de réalisme) aurait été souhaitable.

A l’instar de la série des softs baignant dans l’arcade, il est important de négocier ses virages en dérapant mais une fois encore, le système semble bridé et la voiture ne tournant pas suffisamment, il est nécessaire, soit de foncer contre le mur soit freiner. Malgré tout cela, sachez que la maniabilité de Cars reste très bonne, destinée avant tout, comme je tiens à le répéter, aux plus jeunes d’entre nous. Il ne faut donc y voir aucune ambition dans la maniabilité et encore moins dans l’originalité des modes.
Une fois l’histoire achevée, il vous restera le multi en écran splitté pour vous amuser… le temps de quelques courses, pas plus. Aucun mode online ne figure dans les menus et il ne reste plus que l’arcade pour se faire quelques courses, seul. Rien de bien palpitant donc !

Droit dans le mur !

Cars est un jeu pour lequel on est tenté d’avoir de la sympathie. L’ambiance bon enfant est plaisante, on sourit beaucoup durant le court laps de temps que dure le jeu. Sa durée de vie saura en décevoir beaucoup tout comme sa prise en main sans ambition. Une nouvelle adaptation loupée ? En partie, seulement. Le jeune public ayant apprécié le film adorera le jeu, les autres s’ennuieront assez vite… Rainbow Studios nous a donc offert un titre très moyen mais à la bande son excellente !

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