Antiviral

Antiviral

Mes jeunes années (qui commencent maintenant à quelque peu remonter) ont été bercées par un cinéma héritier d’une science-fiction très inspirée par la littérature américaine d’une certaine époque, une science-fiction dans laquelle il était davantage question d’interpeler, de faire réfléchir le lecteur ou de dénoncer que de construire une trame et des personnages. Bref, le message l’emportait toujours sur l’histoire et sa cohérence, pour un résultat souvent déroutant (voire inquiétant) quand il était associé à l’imagerie et aux effets spéciaux des années 1960s, 1970s ou 1980s. Je connais mal et peu l’œuvre de Cronenberg senior, mais Antiviral, le premier film réalisé par son fils Brandon, s’inscrit dans la droite lignée de ce cinéma engagé et profondément bizarre