Bayonetta – Avis de Margoth

Bayonetta – Avis de Margoth

LE meilleur beat’em all qui existe. Toute génération confondue ? C’est peut-être un peu fort mais on peut néanmoins se poser la question. Car Bayonetta est juste une tuerie : une ambiance mêlant absurdité cocasse et acidulé, une héroïne au charisme over-the-top et surtout un gameplay speed, frénétique et épileptique. Et même si la version PS3 s’en tire techniquement moins bien que celle sur Xbox 360, cela ne retire en rien le côté génialissime du titre de ce studio ô combien talentueux que peut être Platinum Games

Limbo

Limbo

Un jeu se doit-il d’avoir un scénario pour marquer ? Un vaste débat qui divisera et où chacun peut avoir légitimité. En attendant, dans le cas de Limbo, l’absence de scénario se voit compensé par d’autres qualités, telles que la direction artistique, l’ambiance et la transmission d’émotion en plus d’être inventif dans ses situations. Ce qui lui apporte intérêt. C’est d’ailleurs dans cette part de mystère qu’on peut lui reconnaître un cachet supplémentaire non négligeable dans notre expérience de jeu

Uncharted Drake’s Fortune – Avis de Margoth

Uncharted Drake’s Fortune – Avis de Margoth

Ce premier Uncharted souffre du syndrome de la hype : à force qu’on lui jette des fleurs à tort et à travers, on se met à rêver et à attendre beaucoup de lui. Ce qui ne rend la déception que plus grande. Car finalement devant quoi on se retrouve ? Une belle vitrine technique qui mérite toutefois d’être améliorée, ce qui ne l’empêche d’être impressionnante en l’état vis-à-vis de l’année de sortie du jeu. Une bonne idée de gameplay axé sur la fusion de plusieurs styles déjà existants. Mais une sauce mal équilibrée finalement répétitive, un scénario cucul à souhait, un casting au charisme aussi haut qu’une armada de moules cuites. Pas le mauvais bougre en soi mais dieu qu’on finit par s’ennuyer malgré une durée de vie ne dépassant pas la barre des dix heures

Brütal Legend

Brütal Legend

Brütal Legend est une vraie petite pépite de fun qui parlera aux plus rockeurs des gameurs avec en bonus un casting de haute volée (Ozzy Osbourne, Lemmy, Jack Black, Rob Halford…). Dommage qu’il ait été si bâclé sur sa seconde partie semblant franchement finie à l’urine de par son côté inabouti alors qu’elle laissait présager meilleur sort. Ce qui laissera perplexe les gameurs purs et durs qui n’ont aucune affinité avec la thématique du jeu. Alors que les autres verront en lui un superbe hommage à leur style musical préféré bourré de clins d’œil, vannes second degré et fan service en veux-tu en voilà

Gray Matter

Gray Matter

Adapté à l’air du temps via une très forte facilité et linéarité dans un désir d’accessibilité, Gray Matter va néanmoins un peu plus loin que du simplisme. On se fascinera davantage pour son ambiance feutrée teintée d’ésotérisme, son design lorgnant légèrement vers le gothique et son histoire prenante, écrite par une Jane Jensen en pleine forme, visiblement revigorée par son retour sur les terres vidéo-ludiques après quelques années d’absence. A jouer toutefois sur PC, terre native du point’n click, pour jouir de conditions optimales en terme de confort de jeu

Bilan de l’année 2011 [Margoth]

Bilan de l’année 2011 [Margoth]

A peine rentrée dans l’équipe que je me vois déjà conviée à la petite sauterie organisée pour fêter la première bougie de ce site ô combien rudimentaire. Qu’il soit bien clair, poser ses valises ici, ce n’est pas synonyme de suite cinq étoiles où les femmes de chambre se voient abusées par d’immondes politiciens sans scrupule, toute langue pendante. Non, ça ressemble plus à une vieille bâtisse insalubre où l’austérité n’a d’égal que le manque de chaudière et d’isolation

Red Johnson’s Chronicles

Red Johnson’s Chronicles

Voilà un jeu fort sympathique qui ne révolutionne rien dans le genre. Red Johnson’s Chronicles a néanmoins le mérite d’être varié, d’être cohérent dans son triangle design/ambiance/narration et de jouir d’une prise en main vraiment optimisée pour la manette, chose que moult soft d’aventure lorgnant vers le point’n click n’ont pas forcément. Une bonne mise en bouche des pérégrinations de Red Johnson qui doivent s’étendre au-delà de ce seul opus

LittleBigPlanet

LittleBigPlanet

Design aussi singulier que charmant, de la plate-forme présentée à l’ancienne avec une difficulté bien dosée qui ne pardonne parfois pas, un héros charismatique que l’on peut personnaliser à l’envie, LittleBigPlanet est une belle exclu Playstation qui arrive à révolutionner son petit monde. Car le communautaire apporte une dimension infinie et certaines mains qui se sont investies avec brio dans le level-making, complet et bien foutu même si la maîtrise demande beaucoup de dévotion et l’état d’esprit qui va avec, font vraiment qu’on peut rester un bon bout de temps sur ce jeu. Une bien belle carte de visite pour le tout jeune Media Molecule

Stacking

Stacking

Celui-là, on ne s’y attendait pas. Et pourtant, il arrive de façon aussi surprenante qu’est son concept de poupées russes et arrive à se propulser avec insolence parmi les petites perles du PSN. Aussi drôle que touchant, ce jeu propose une aventure aussi intéressante pour son côté ludique que son côté artistique vraiment singulier. Double Fine nous signe là une réussite maîtrisée de bout en bout

L.A. Noire

L.A. Noire

Malgré d’obscurs points noirs, L.A. Noire est bluffant. La motion capture, bien que montré sous des jours volontairement exagéré pour éviter que le plus grand nombre ne se tire les cheveux, fait des merveilles, la narration bien ficelée fera qu’on se passionnera pour ce polar. A condition d’aimer la mollesse et linéarité liées aux jeux d’enquête, tendance film interactif, que le titre de la Team Bondi est. Et qui aurait dû se réduire à ça car il faut reconnaître que ses points faibles viennent dès lors qu’on aborde les aspects rajoutés pour correspondre au cahier des charges de Rockstar qui aurait mieux fait, pour une fois, de rabaisser un peu son caquet