Bilan de l’année 2012 [Margoth]

Bilan de l’année 2012 [Margoth]

2012 : l’année creuse Difficile de faire un bilan 2012 lorsqu’on ne s’est dévoué qu’à un seul jeu datant de cette année fatidique. Car oui, l’apocalypse annoncée au 21 décembre a bel et bien eu lieu et ce, quoiqu’en dise notre entourage vaquant à ses occupations habituelles comme s’il ne s’était rien passé : faute d’une ..

Room 237

Room 237

Room 237, c’est du fan-service de Kubrick de par les différentes pioches et parallèles dans la filmographie du monsieur, sans en être véritablement. De la même manière que son sujet, The Shining, la frontière entre fiction et réalité est extrêmement mince et véritablement difficile à cerner tant toutes théories, éclairées comme fumeuses, sont exposées sur le même ton par des protagonistes semblant forts convaincus de leur exposé. Par contre, on n’en dira pas de même du spectateur qui aura de quoi rester pantois à la sortie de la salle tant ça vient piocher dans tous les râteliers, un détail pas si con en soi se retrouvant vite gobé par un argument véritablement difficile à avaler et digérer

Knightriders

Knightriders

Romero, ce n’est pas que du zombie. Bien au contraire, Knightriders, son préféré selon ses propres dires, nous montre son Peter Pan. Et franchement, ça fait plaisir à voir tant le délire est perché. Mais aucunement de mauvais goût. Le synopsis nous laisse même présager quelque chose d’affreusement ridicule mais force est de constater que la surprise passée, il n’en est pourtant rien. Bien ficelé et vraiment fait avec un Romero plein de tendresse, ce dernier se laissant aller, on le pressent, à un de ses rêves de gosse les plus profonds. C’est ce qu’on retiendra le plus de Knightriders et l’on remercie les Utopiales d’avoir permis la projection d’un film si mésestimé et rare dans nos latitudes hexagonales

Final Fantasy XIII-2

Final Fantasy XIII-2

Par bien des aspects, Final Fantasy XIII-2 est une déception, quand bien même il soit loin d’être désagréable à parcourir. Moins audacieux que son aîné, c’est justement cette volonté de lèche-bottisme de Square Enix afin de tenter d’obtenir le pardon face à la controverse de Final Fantasy XIII qui finit par le perdre. Ce qui est bien dommage car ce côté cahier des charges au point par point adapté au gameplay mis en place précédemment est quand même bien moins inspiré, ce qui ne fait que grimper la frustration dans le mauvais sens du terme, là où son grand frère arrivait justement à la doser de façon très positive

The Secret Of Monkey Island : Special Edition

The Secret Of Monkey Island : Special Edition

Faire des remakes de point’n click des point’n click de fin 80’s / début 90’s, en voilà une idée pas si saugrenue. Car l’âge d’or du style avait beaucoup à offrir mais il faut admettre que le gameplay originel a quand même pris un sacré coup de vieux et semblera peu ergonomique et rebutant aux plus jeunes qui auraient la curiosité de s’y mettre. Alors, dépoussiérer un peu tout ça ne peut pas faire de mal, surtout si c’est fait avec bon goût, à savoir une prise en main et des visuels plus modernes avec une conservation de l’esprit originel. Ce que fait très bien cette Special Edition du premier Monkey Island qui, en plus de moderniser son propos, conserve la version de l’époque, deux versions interchangeables à tout moment. De quoi clouer le bec aux vieux sceptiques conservateurs

Of Orcs And Men Official Soundtrack

Of Orcs And Men Official Soundtrack

Composition : Olivier Derivière Interprétation : The Boston Cello Quartet Année de sortie : 2012 Nombre de CD : 1 Nombre de pistes : 22 En même temps, vu le compositeur appelé à prêter main forte à Spiders, il aurait été fort surprenant d’avoir affaire à une daube. Olivier Derivière est loin d’être un débutant ..

Mario Kart Double Dash !!

Mario Kart Double Dash !!

La monture Mario Kart sur Gamecube marque un « tournant » dans la série. Pas que Nintendo se décide à changer fondamentalement sa recette – on en aurait été fort étonné – mais il faut admettre que l’inclusion de la notion de paire sur un seul et même véhicule est quand même une étape importante. D’autant plus qu’il s’agit d’une caractéristique qui est resté sur les épisodes suivants, signe que ce n’est pas si anodin. Autrement, rien à relever d’autre à l’horizon : Mario Kart Double Dash !! reste un Mario Kart pur jus réunissant fun immédiat et pilotage bien plus exigeant qu’il n’y paraît au premier abord, que ce soit seul mais surtout à plusieurs

Alice : Retour au pays de la folie

Alice : Retour au pays de la folie

Malgré des tares techniques évidentes, ce second opus d’American MacGee’s Alice est marquant et véritablement bouleversant. Le signe qu’une direction artistique bien menée couplée à un gameplay loin désagréable malgré ses imperfections peuvent remplacer une réalisation vieillotte et un brin à la traîne par rapport au minimum syndical auquel on s’attend pour de la PS3. Rajoutons à cela une narration admirable et vous obtenez une relecture d’un conte que l’on ne connaît pourtant que trop bien vraiment surprenante et qui mènera à bien des réflexions et interprétations. Un jeu exceptionnel tout simplement !

Bayonetta – Avis de Margoth

Bayonetta – Avis de Margoth

LE meilleur beat’em all qui existe. Toute génération confondue ? C’est peut-être un peu fort mais on peut néanmoins se poser la question. Car Bayonetta est juste une tuerie : une ambiance mêlant absurdité cocasse et acidulé, une héroïne au charisme over-the-top et surtout un gameplay speed, frénétique et épileptique. Et même si la version PS3 s’en tire techniquement moins bien que celle sur Xbox 360, cela ne retire en rien le côté génialissime du titre de ce studio ô combien talentueux que peut être Platinum Games

Limbo

Limbo

Un jeu se doit-il d’avoir un scénario pour marquer ? Un vaste débat qui divisera et où chacun peut avoir légitimité. En attendant, dans le cas de Limbo, l’absence de scénario se voit compensé par d’autres qualités, telles que la direction artistique, l’ambiance et la transmission d’émotion en plus d’être inventif dans ses situations. Ce qui lui apporte intérêt. C’est d’ailleurs dans cette part de mystère qu’on peut lui reconnaître un cachet supplémentaire non négligeable dans notre expérience de jeu

Uncharted Drake’s Fortune – Avis de Margoth

Uncharted Drake’s Fortune – Avis de Margoth

Ce premier Uncharted souffre du syndrome de la hype : à force qu’on lui jette des fleurs à tort et à travers, on se met à rêver et à attendre beaucoup de lui. Ce qui ne rend la déception que plus grande. Car finalement devant quoi on se retrouve ? Une belle vitrine technique qui mérite toutefois d’être améliorée, ce qui ne l’empêche d’être impressionnante en l’état vis-à-vis de l’année de sortie du jeu. Une bonne idée de gameplay axé sur la fusion de plusieurs styles déjà existants. Mais une sauce mal équilibrée finalement répétitive, un scénario cucul à souhait, un casting au charisme aussi haut qu’une armada de moules cuites. Pas le mauvais bougre en soi mais dieu qu’on finit par s’ennuyer malgré une durée de vie ne dépassant pas la barre des dix heures

Brütal Legend

Brütal Legend

Brütal Legend est une vraie petite pépite de fun qui parlera aux plus rockeurs des gameurs avec en bonus un casting de haute volée (Ozzy Osbourne, Lemmy, Jack Black, Rob Halford…). Dommage qu’il ait été si bâclé sur sa seconde partie semblant franchement finie à l’urine de par son côté inabouti alors qu’elle laissait présager meilleur sort. Ce qui laissera perplexe les gameurs purs et durs qui n’ont aucune affinité avec la thématique du jeu. Alors que les autres verront en lui un superbe hommage à leur style musical préféré bourré de clins d’œil, vannes second degré et fan service en veux-tu en voilà