Bilan de l’année 2014 [Margoth]

Bilan de l’année 2014 [Margoth]

Lorsque je repense à l’état d’esprit où je pouvais être lors de la rédaction de mes bilans précédents, il fallait admettre que les années amenaient à chaque fois son lot d’aigreur et de blasitude supplémentaire. Le jeu vidéo, j’y joue depuis mes plus jeunes années, chose que je continue à ma phase adulte. Même encore ..

Last Window : Le Secret de Cape West

Last Window : Le Secret de Cape West

Last Window a beau être une suite recyclage qu’on pourrait presque catégoriser de paresseuse, la magie qu’avait introduit Hotel Dusk : Room 215 est par ailleurs encore présente. Même si certaines énigmes se révèlent franchement mal foutues et même si le rythme est encore plus mollasson que son prédécesseur, on finit malgré tout par se laisser charmer de la même manière. En tout cas, Cing nous signe ici un chant du cygne plus que séduisant, signe que le défunt studio était loin d’être manchot dans son domaine

Sleeping Dogs

Sleeping Dogs

Aussi attachant qu’imparfait, Sleeping Dogs fait davantage office d’alternative exotique et rafraîchissante aux ténors du genre que de maître incontesté. La sincérité et les bonnes intentions du développeur le sauvent sans nul doute de l’étiquette du jeu moyen. Raison de plus pour lui laisser une chance et se plonger au cœur de Hong-Kong

Ace Attorney : Phoenix Wright – Trials & Tribulations

Ace Attorney : Phoenix Wright – Trials & Tribulations

Must-have de la série si ce n’est carrément de la DS, Trials & Tribulations est tout simplement la crème de la crème de la série Ace Attorney. S’il n’y a qu’un seul opus que vous deviez toucher, c’est bel et bien celui-ci !

Another Code : Mémoires Doubles

Another Code : Mémoires Doubles

Another Code est la définition même du jeu où il est difficile de conclure. Au sortir de son parcours, on se dit que c’est un bon jeu. Malheureusement, sa faible durée de vie, une certaine sensation venant se greffer avec le recul que le potentiel présent n’est pas pleinement exploité ainsi qu’un facteur de rejouabilité plutôt faible fait basculer l’aiguille de la balance vers le milieu avec l’affectueuse mention « Peut mieux faire ». Ce que Cing a sagement et judicieusement fait avec son jeu suivant, un certain Hotel Dusk. Il n’empêche que par-delà ses défauts, cet Another Code nous plonge dans une expérience (trop) courte, certes, mais surtout belle et touchante

Syberia 2

Syberia 2

Reprenant directement les choses là où son prédécesseur l’avait laissé, ce second volet se révèle tout aussi réussi que son aîné. Si ce n’est plus. Si Syberia 2 n’apporte aucune nouveauté sur le plan technique, c’est davantage sur son approche et son atmosphère qu’il faut se pencher pour trouver amélioration. Plus d’exotisme, plus de poésie, plus d’onirisme, la machine s’emballe et on sent qu’on est passé à un niveau supérieur au récit des pérégrinations de Kate Walker qui auraient très bien pu s’achever là. Ce qui n’est à priori pas vraiment le cas

Syberia

Syberia

Un grand voyage plein d’onirisme qui n’a pas fini de marquer les esprits. Fascinant tout simplement !

We Are What We Are

We Are What We Are

Malgré un déroulement plutôt lent, rattrapé par un dénouement vraiment « grand guignolesque », We Are What We Are captive. Autant par des thématiques traitées avec beaucoup de finesse et de psychologie que par le jeu de ses acteurs. Jim Mickle nous livre là un très beau modèle d’essai qui marque et choquera certainement bien plus grâce à son fond plutôt que par ses images, plutôt softs par rapport à ce qu’on pouvait s’attendre avec quelque chose qui aurait attrait au cannibalisme

Bilan de l’année 2013 [Margoth]

Bilan de l’année 2013 [Margoth]

2013, une année autrement plus mouvementée que la précédente. Que ce soit lorsqu’on aborde le monde vidéo-ludique en général, ou simplement en se focalisant sur ma propre petite pomme. Malgré tout, même si j’ai été bien plus active, manette en main, que durant l’année de l’apocalypse présumée, quelques petites choses n’ont néanmoins pas changées : je ..

Heavy Rain – Avis de Margoth

Heavy Rain – Avis de Margoth

Heavy Rain, c’est une expérience vidéo-ludique qu’on se doit de faire, ne serait-ce par simple curiosité. Après, le parti-pris singulier plaira ou déplaira mais il faut s’accorder sur le fait de saluer l’expérimentation. Et à titre complètement personnel, Heavy Rain m’a émoustillé la fibre émotionnelle – but premier de son créateur et studio de développement – comme jamais. D’où le crédit que je conçois à lui accorder même si je clame haut et fort que cette expérimentation doit rester à ce simple statut et non se revêtir de l’étiquette avant-gardiste tant ce serait fort réducteur pour le jeu vidéo de se définir ainsi dans le futur

Fahrenheit

Fahrenheit

Le but de David Cage a toujours été de faire passer des émotions au joueur. Pari réussi même si Fahrenheit n’est pas dépourvu d’effets secondaires : par-delà de l’empathie envers les protagonistes, notre avis sur le jeu dans son ensemble se voit varier façon « Grand Huit ». Ce dernier est en effet évolutif. Du plus positif de par l’audace et le caractère expérimental du soft à la déception et autre goût d’âpreté au fond de la bouche de par les QTE de couleur qui nous fera vomir nos vieux Simon, diverses maladresses (notamment d’influences non digérées) et illusions désillusionnées. Mais si Fahrenheit n’est pas parfait, il mérite d’être fait, par curiosité, pour l’expérience car, finalement, apprécier le jeu ou le haïr n’est qu’un simple second plan

Sam & Max : Saison 1

Sam & Max : Saison 1

Cette première saison de Sam & Max a beau être à la ramasse sur plusieurs plans tels que la technique ou bien la trop grande accessibilité rendant le jeu plutôt simplissime, Telltale nous gratifie là d’un jeu doté des meilleures intentions du monde. Ce qui nous sensibilise beaucoup et nous fait apprécier le jeu à sa juste valeur : celui d’une suite tardive d’un jeu culte fait dans les règles de l’art en terme de fidélité de l’esprit originel. Avec en bonus, une bonne première incursion dans le concept de l’épisodique, modèle devenu par la suite récurrent pour le studio des ex-Lucas Arts