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	<title>Archaic &#187; Wild Bunch Distribution</title>
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		<title>Room 237</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Dec 2012 15:15:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Margoth</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[2001 : L'Odyssée De L'Espace]]></category>
		<category><![CDATA[Critique Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Room 237]]></category>
		<category><![CDATA[Stanley Kubrick]]></category>
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		<category><![CDATA[Wild Bunch Distribution]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>On ne pourra pas le nier : The Shining, le roman de Stephen King revu à la sauce Stanley Kubrick pour le grand écran, aura fait couler beaucoup d&#8217;encre. Que ce soit à sa sortie en 1980 ou même encore maintenant, l’œuvre fascine autant qu&#8217;elle dégoûte. Parce que même si le film a réussi à se hisser comme un solide monument du cinéma d&#8217;horreur, il ne faut pas oublier qu&#8217;il existait et existe encore de fiers détracteurs qui diront à qui veut l&#8217;entendre que The Shining est sans équivoque le bébé le plus faible de la filmographie de Kubrick. Et du côté diamétralement opposé, on peut compter sur de solides partisans fanatiques. Autant dire que ces derniers l&#8217;ont bouffé, rebouffé et ratabouffé de la même manière qu&#8217;un Belge s&#8217;engloutirait une assiette de frites. En même temps, on ne leur donnera pas tort, quiconque ayant vu la bestiasse pourra témoigner du sentiment de mystère qui s&#8217;en dégage. Le genre typique de film où l&#8217;on se pose moult questions lors du déroulement du générique de fin, mêlé à une vilaine sensation qu&#8217;il n&#8217;a pas dévoilé tout ce qu&#8217;il voulait dire. Ou plutôt qu&#8217;on n&#8217;avait pas forcément vu tout ce qu&#8217;il voulait dévoiler. Avec un tel support, il est facile de tomber dans le syndrome de la fascination malsaine. C&#8217;est justement autour d&#8217;interprétations de gens touchés de ce syndrome que s&#8217;articule Room 237, documentaire réalisé par Rodney Aschner où il laisse la parole à quelques personnes ayant la fantaisie de croire qu&#8217;ils ont réussi à décrypter The Shining. &#160; &#160; La fantaisie&#8230; Parler d&#8217;insolence serait peut-être plus adapté dans ce cas précis. Le moins que l&#8217;on puisse dire, c&#8217;est que le ton des uns et des autres se veut on ne peut plus impétueux, pour ne pas dire pédant. En effet, les différents contributeurs se plaisent à étayer leurs théories comme s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;une vérité indiscutable, LA vérité qu&#8217;ils auraient extirpé de son géniteur agonisant passé dans un délire loquace troublant sur son lit de mort. Bien sûr, ce n&#8217;est clairement pas le cas, ces hommes et femmes n&#8217;ont aucunement passé le géniteur sous sérum de vérité pour recueillir ses confessions, il y a même fortement à parier qu&#8217;ils n&#8217;ont eu aucun contact autre que celui de visionner ses travaux. Avec le recul, il faut bien avouer que cette façon présomptueuse de présenter ce qui ne sont que de vulgaires fantasmes de fan est assez agaçante et ce, même si ce sentiment n&#8217;intervient pas de manière gênante lorsqu&#8217;on découvre le documentaire. Sur nos sièges, nous sommes bien plus occupés dans nos têtes à faire le tri parmi toutes les théories déblatérées. Car si je parlais précédemment de « fantaisie » et de « fantasmes », ce n&#8217;était nullement par hasard. Force est de constater que quelques conclusions peuvent paraître saugrenues, improbables et carrément tirées par les cheveux. Par chance, d&#8217;autres semblent beaucoup plus terre-à-terre et plausibles, argumentées avec de vraies preuves en images, amenant à une interprétation on ne peut plus intéressante, autant agréable à suivre qu&#8217;à adopter en tant qu&#8217;acquis tant c&#8217;est rudement bien mené. &#160; &#160; De ce dernier cas de figure, on retiendra surtout la théorie que Kubrick aurait développé à travers The Shining un procès contre l&#8217;humanité en prenant comme appui la colonisation américaine menée par les Européens et le massacre des Indiens (d&#8217;Amérique il en va sans dire) qui en a découlé. Même si dit comme ça, de but en blanc, cela peut paraître exagéré, force est de reconnaître qu&#8217;avec tous les divers petits détails mis en avant pour argumenter le propos, on ne peut que se laisser séduire par l&#8217;hypothèse tant cela semble étrange que tant d&#8217;éléments pouvant converger vers cette thèse se soient retrouvés là par le biais de simples coïncidences. On n&#8217;en dira pas autant de la continuité de cette théorie incluant le nazisme. Autant les preuves pour le premier cas de figure étaient on ne peut plus concrètes, autant le concept de numérologie où l&#8217;on prend un chiffre apparaissant à un passage donné pour en reprendre un autre figurant à l&#8217;écran une heure plus tard afin de les utiliser dans un calcul tordu pour obtenir le nombre 42 est une pilule bien plus difficile à avaler. On se retrouve plutôt dans le cas de figure où l&#8217;intervenant a décidé de lui-même quelle pouvait être une théorie possible et n&#8217;a pas eu d&#8217;autre choix que d&#8217;emprunter les chemins les plus abracadabrantesques et moribonds pour y parvenir. Et avoir le culot de faire passer ça – comme dit plus haut – comme une vérité générale indiscutable, cela va sans dire. Être fan est un fait, faire un effort de réflexion en est une autre, encore faut-il ne pas dépasser les limites. Et dépasser les limites, voilà ce que Room 237 se plaît à faire de tout son long. On débute par quelque chose de plausible, pour partir vers des terres de plus en plus gonflées et osées jusqu&#8217;à finir par arriver au point où les intervenants perdent eux-mêmes le fil de leur argumentaire, l&#8217;exemple le plus probant étant sans nul doute l&#8217;étude de l&#8217;architecture de l&#8217;hôtel où se déroule les événements du film étudié. En plus de se perdre, l&#8217;intérêt de la chose se révèle affligeante d&#8217;inutilité tant on se demande encore quelle peut être la conclusion réelle qui découle de ce « petit » exposé ennuyeux et incompréhensible. A part apprendre qu&#8217;il n&#8217;y a aucune logique architecturale et qu&#8217;une telle disposition ne peut exister, on n&#8217;apprend finalement rien de plus alors qu&#8217;il aurait été plus décent d&#8217;arriver à une conclusion plus concrète s&#8217;appuyant sur un « Pourquoi ? » au lieu d&#8217;un « De quelle manière ? ». &#160; &#160; A dire vrai, on se demande même si Rodney Aschner, le réalisateur de Room 237, n&#8217;a pas eu clairement conscience de tout ceci lui-même avant même de se dire qu&#8217;il fallait tout réunir afin d&#8217;en faire un documentaire. Il se plaît en effet dans la construction générale à brouiller les pistes afin d&#8217;être véritablement borderline avec le documentaire informatif et la fiction pure et dure présentée sous forme de documentaire. Les différentes théories s&#8217;entremêlent entre elles et ne se suivent pas les unes après les autres comme on pourrait s&#8217;y attendre, en résulte une obligation pour le spectateur de regarder l&#8217;intégralité du documentaire alors qu&#8217;il ne pourrait être intéressé que par une ou deux trames développées. Et entre plausible et saugrenu, on finit par voir notre esprit embrouillé à se demander où peut bien être la limite de la réalité, chose assez admirable tant ce sentiment précis, on le ressent lorsque l&#8217;on regarde l’œuvre de Kubrick de bout en bout. Un parallèle frappant qu&#8217;on perçoit comme un hommage à The Shining. Une façon de dire qu&#8217;Aschner est certainement aussi fanatique du sujet qu&#8217;il a choisi quand bien même il ne fait pas partie des intervenants. Il appose par contre une dévotion commune à ses « acteurs » de façon indirecte en utilisant les armes que son rôle lui permet avec les limites qui lui sont imposées. De ce qui rend Room 237 plus fictionnel que réaliste, on peut compter sur le gros du morceau le composant, à savoir la théorie du complot. Théorie pas spécialement nouvelle puisque cette fameuse histoire que la NASA aurait demandé à Kubrick de réaliser des prises factices du fameux « petit pas pour l&#8217;homme, grand pas pour l&#8217;humanité » a déjà fait le tour de la Terre même si la véracité de la chose n&#8217;a jamais été prouvé. Quel rapport avec The Shining me direz-vous ? Eh bien, selon quelques contributeurs de Room 237, le film de 1980 serait en réalité une confession implicite de Kubrick quant à son implication à cette théorie du complot. Toute cette partie peu avare en détails n&#8217;est peut-être pas la plus saugrenue, mais reste au final difficile à avaler. Par contre, on avouera qu&#8217;on se retrouve là devant un beau conte de fée présenté sous forme de témoignage, agréable et intéressant à suivre lorsqu&#8217;on la découvre. Les fois d&#8217;après, on se dira très certainement qu&#8217;au contraire, les blagues les plus courtes sont les meilleures et ô grand dieu, Maurice, arrête de pousser le bouchon trop loin. &#160; &#160; Ces deux dernières phrases résument à elles toutes seules la globalité du documentaire. Ce dernier jouit d&#8217;une découverte agréable, on le suit sans trop de difficultés. Évidemment, on se dit à la fin de la séance que certaines choses nous restent en travers de la gorge tant c&#8217;est tiré par les cheveux mais on ne ressort pas de la salle avec amertume. Après tout, on a vu un truc construit de façon assez atypique mais ayant l&#8217;avantage non-négligeable de ne pas ennuyer comme l&#8217;aurait sans doute fait une disposition psychorigide où chaque théorie aurait été présentées entièrement les unes après les autres. Les différentes images provenant des films de Kubrick, The Shining bien entendu mais pas que étant donné que divers parallèles ont été fait avec les autres films du réalisateur (2001 : L&#8217;Odyssée De L’Espace, Orange Mécanique, Full Metal Jacket ou Eyes Wide Shut entre autres) font toujours plaisir à voir, d&#8217;autant plus lorsqu&#8217;on est partisan des œuvres de ce dernier. Par contre, « l&#8217;après-sortie » fait bien plus mal sur l&#8217;avis qu&#8217;on peut avoir du travail de Rodney Aschner. Plus on y réfléchit après coup, plus le recul fait son effet et plus on en vient à être fortement dérangé du ton global, ainsi que du contenu. On a beau avoir une ou deux interprétations plausibles, représentant peut-être moins d&#8217;un quart du tout, les trois autres gros quarts restants n&#8217;arrivent pas à passer. Pire, le côté, grosse tête – ou grosses chevilles selon le goût de chacun, même si au final le résultat reste le même car il est clair que les participants ne peuvent plus passer une porte – fait que, définitivement, la pilule ne passe pas du tout dans l&#8217;estomac. Ce qui est resté en travers de la gorge à la sortie de la salle a été recraché à grands coups de doigts dans la gorge au lieu du saint passage au travers du tube digestif. Malgré tout, les amateurs de The Shining – les plus curieux ayant toujours été touchés de fascination sur l&#8217;aura de mystère entourant ce grand film en particulier – se doivent de le voir au moins une fois dans leur vie, ne serait-ce pour éviter de mourir con et se faire leur propre opinion dans l&#8217;espoir qu&#8217;ils trouvent en ce Room 237 de quoi alimenter leur moulin en terme d&#8217;interprétations sur ce grand classique de Stanley Kubrick. &#160;</p><p><a href="http://www.archaic.fr">Archaic - </a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>On ne pourra pas le nier : <strong>The Shining</strong>, le roman de Stephen King revu à la sauce Stanley Kubrick pour le grand écran, aura fait couler beaucoup d&rsquo;encre. Que ce soit à sa sortie en 1980 ou même encore maintenant, l’œuvre fascine autant qu&rsquo;elle dégoûte. Parce que même si le film a réussi à se hisser comme un solide monument du cinéma d&rsquo;horreur, il ne faut pas oublier qu&rsquo;il existait et existe encore de fiers détracteurs qui diront à qui veut l&rsquo;entendre que <strong>The Shining</strong> est sans équivoque le bébé le plus faible de la filmographie de Kubrick. Et du côté diamétralement opposé, on peut compter sur de solides partisans fanatiques. Autant dire que ces derniers l&rsquo;ont bouffé, rebouffé et ratabouffé de la même manière qu&rsquo;un Belge s&rsquo;engloutirait une assiette de frites. En même temps, on ne leur donnera pas tort, quiconque ayant vu la bestiasse pourra témoigner du sentiment de mystère qui s&rsquo;en dégage. Le genre typique de film où l&rsquo;on se pose moult questions lors du déroulement du générique de fin, mêlé à une vilaine sensation qu&rsquo;il n&rsquo;a pas dévoilé tout ce qu&rsquo;il voulait dire. Ou plutôt qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas forcément vu tout ce qu&rsquo;il voulait dévoiler. Avec un tel support, il est facile de tomber dans le syndrome de la fascination malsaine. C&rsquo;est justement autour d&rsquo;interprétations de gens touchés de ce syndrome que s&rsquo;articule <strong>Room 237</strong>, documentaire réalisé par Rodney Aschner où il laisse la parole à quelques personnes ayant la fantaisie de croire qu&rsquo;ils ont réussi à décrypter <strong>The Shining</strong>.</p>
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<p><a href="http://www.archaic.fr/wp-content/uploads/2012/12/Room-237_Screen-001.jpg" rel="prettyPhoto[room_237]"><img class="aligncenter size-large wp-image-10985" title="Room-237_Screen-001" src="http://www.archaic.fr/wp-content/uploads/2012/12/Room-237_Screen-001-590x443.jpg" alt="Room 237 Screen 001 590x443 Room 237 " width="590" height="443" /></a></p>
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<p>La fantaisie&#8230; Parler d&rsquo;insolence serait peut-être plus adapté dans ce cas précis. Le moins que l&rsquo;on puisse dire, c&rsquo;est que le ton des uns et des autres se veut on ne peut plus impétueux, pour ne pas dire pédant. En effet, les différents contributeurs se plaisent à étayer leurs théories comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une vérité indiscutable, LA vérité qu&rsquo;ils auraient extirpé de son géniteur agonisant passé dans un délire loquace troublant sur son lit de mort. Bien sûr, ce n&rsquo;est clairement pas le cas, ces hommes et femmes n&rsquo;ont aucunement passé le géniteur sous sérum de vérité pour recueillir ses confessions, il y a même fortement à parier qu&rsquo;ils n&rsquo;ont eu aucun contact autre que celui de visionner ses travaux. Avec le recul, il faut bien avouer que cette façon présomptueuse de présenter ce qui ne sont que de vulgaires fantasmes de fan est assez agaçante et ce, même si ce sentiment n&rsquo;intervient pas de manière gênante lorsqu&rsquo;on découvre le documentaire.</p>
<p>Sur nos sièges, nous sommes bien plus occupés dans nos têtes à faire le tri parmi toutes les théories déblatérées. Car si je parlais précédemment de « fantaisie » et de « fantasmes », ce n&rsquo;était nullement par hasard. Force est de constater que quelques conclusions peuvent paraître saugrenues, improbables et carrément tirées par les cheveux. Par chance, d&rsquo;autres semblent beaucoup plus terre-à-terre et plausibles, argumentées avec de vraies preuves en images, amenant à une interprétation on ne peut plus intéressante, autant agréable à suivre qu&rsquo;à adopter en tant qu&rsquo;acquis tant c&rsquo;est rudement bien mené.</p>
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<p><center><a href="http://www.archaic.fr/wp-content/uploads/2012/12/Room-237_Screen-002.jpg" rel="prettyPhoto[room_237]"><img class="alignnone size-medium wp-image-10986" title="Room-237_Screen-002" src="http://www.archaic.fr/wp-content/uploads/2012/12/Room-237_Screen-002-298x166.jpg" alt="Room 237 Screen 002 298x166 Room 237 " width="298" height="166" /></a><a href="http://www.archaic.fr/wp-content/uploads/2012/12/Room-237_Screen-004.jpg" rel="prettyPhoto[room_237]"><img class="alignnone size-medium wp-image-10988" title="Room-237_Screen-004" src="http://www.archaic.fr/wp-content/uploads/2012/12/Room-237_Screen-004-298x168.jpg" alt="Room 237 Screen 004 298x168 Room 237 " width="298" height="168" /></a></center>&nbsp;</p>
<p>De ce dernier cas de figure, on retiendra surtout la théorie que Kubrick aurait développé à travers <strong>The Shining</strong> un procès contre l&rsquo;humanité en prenant comme appui la colonisation américaine menée par les Européens et le massacre des Indiens (d&rsquo;Amérique il en va sans dire) qui en a découlé. Même si dit comme ça, de but en blanc, cela peut paraître exagéré, force est de reconnaître qu&rsquo;avec tous les divers petits détails mis en avant pour argumenter le propos, on ne peut que se laisser séduire par l&rsquo;hypothèse tant cela semble étrange que tant d&rsquo;éléments pouvant converger vers cette thèse se soient retrouvés là par le biais de simples coïncidences.</p>
<p>On n&rsquo;en dira pas autant de la continuité de cette théorie incluant le nazisme. Autant les preuves pour le premier cas de figure étaient on ne peut plus concrètes, autant le concept de numérologie où l&rsquo;on prend un chiffre apparaissant à un passage donné pour en reprendre un autre figurant à l&rsquo;écran une heure plus tard afin de les utiliser dans un calcul tordu pour obtenir le nombre 42 est une pilule bien plus difficile à avaler. On se retrouve plutôt dans le cas de figure où l&rsquo;intervenant a décidé de lui-même quelle pouvait être une théorie possible et n&rsquo;a pas eu d&rsquo;autre choix que d&rsquo;emprunter les chemins les plus abracadabrantesques et moribonds pour y parvenir. Et avoir le culot de faire passer ça – comme dit plus haut – comme une vérité générale indiscutable, cela va sans dire. Être fan est un fait, faire un effort de réflexion en est une autre, encore faut-il ne pas dépasser les limites.</p>
<p>Et dépasser les limites, voilà ce que <strong>Room 237</strong> se plaît à faire de tout son long. On débute par quelque chose de plausible, pour partir vers des terres de plus en plus gonflées et osées jusqu&rsquo;à finir par arriver au point où les intervenants perdent eux-mêmes le fil de leur argumentaire, l&rsquo;exemple le plus probant étant sans nul doute l&rsquo;étude de l&rsquo;architecture de l&rsquo;hôtel où se déroule les événements du film étudié. En plus de se perdre, l&rsquo;intérêt de la chose se révèle affligeante d&rsquo;inutilité tant on se demande encore quelle peut être la conclusion réelle qui découle de ce « petit » exposé ennuyeux et incompréhensible. A part apprendre qu&rsquo;il n&rsquo;y a aucune logique architecturale et qu&rsquo;une telle disposition ne peut exister, on n&rsquo;apprend finalement rien de plus alors qu&rsquo;il aurait été plus décent d&rsquo;arriver à une conclusion plus concrète s&rsquo;appuyant sur un « Pourquoi ? » au lieu d&rsquo;un « De quelle manière ? ».</p>
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<p><center><a href="http://www.archaic.fr/wp-content/uploads/2012/12/Room-237_Screen-005.jpg" rel="prettyPhoto[room_237]"><img class="alignnone size-medium wp-image-10989" title="Room-237_Screen-005" src="http://www.archaic.fr/wp-content/uploads/2012/12/Room-237_Screen-005-298x217.jpg" alt="Room 237 Screen 005 298x217 Room 237 " width="298" height="217" /></a><a href="http://www.archaic.fr/wp-content/uploads/2012/12/Room-237_Screen-003.jpg" rel="prettyPhoto[room_237]"><img class="alignnone size-medium wp-image-10987" title="Room-237_Screen-003" src="http://www.archaic.fr/wp-content/uploads/2012/12/Room-237_Screen-003-298x199.jpg" alt="Room 237 Screen 003 298x199 Room 237 " width="298" height="199" /></a></center>&nbsp;</p>
<p>A dire vrai, on se demande même si Rodney Aschner, le réalisateur de <strong>Room 237</strong>, n&rsquo;a pas eu clairement conscience de tout ceci lui-même avant même de se dire qu&rsquo;il fallait tout réunir afin d&rsquo;en faire un documentaire. Il se plaît en effet dans la construction générale à brouiller les pistes afin d&rsquo;être véritablement borderline avec le documentaire informatif et la fiction pure et dure présentée sous forme de documentaire. Les différentes théories s&rsquo;entremêlent entre elles et ne se suivent pas les unes après les autres comme on pourrait s&rsquo;y attendre, en résulte une obligation pour le spectateur de regarder l&rsquo;intégralité du documentaire alors qu&rsquo;il ne pourrait être intéressé que par une ou deux trames développées. Et entre plausible et saugrenu, on finit par voir notre esprit embrouillé à se demander où peut bien être la limite de la réalité, chose assez admirable tant ce sentiment précis, on le ressent lorsque l&rsquo;on regarde l’œuvre de Kubrick de bout en bout. Un parallèle frappant qu&rsquo;on perçoit comme un hommage à <strong>The Shining</strong>. Une façon de dire qu&rsquo;Aschner est certainement aussi fanatique du sujet qu&rsquo;il a choisi quand bien même il ne fait pas partie des intervenants. Il appose par contre une dévotion commune à ses « acteurs » de façon indirecte en utilisant les armes que son rôle lui permet avec les limites qui lui sont imposées.</p>
<p>De ce qui rend <strong>Room 237</strong> plus fictionnel que réaliste, on peut compter sur le gros du morceau le composant, à savoir la théorie du complot. Théorie pas spécialement nouvelle puisque cette fameuse histoire que la NASA aurait demandé à Kubrick de réaliser des prises factices du fameux « petit pas pour l&rsquo;homme, grand pas pour l&rsquo;humanité » a déjà fait le tour de la Terre même si la véracité de la chose n&rsquo;a jamais été prouvé. Quel rapport avec <strong>The Shining</strong> me direz-vous ? Eh bien, selon quelques contributeurs de <strong>Room 237</strong>, le film de 1980 serait en réalité une confession implicite de Kubrick quant à son implication à cette théorie du complot. Toute cette partie peu avare en détails n&rsquo;est peut-être pas la plus saugrenue, mais reste au final difficile à avaler. Par contre, on avouera qu&rsquo;on se retrouve là devant un beau conte de fée présenté sous forme de témoignage, agréable et intéressant à suivre lorsqu&rsquo;on la découvre. Les fois d&rsquo;après, on se dira très certainement qu&rsquo;au contraire, les blagues les plus courtes sont les meilleures et ô grand dieu, Maurice, arrête de pousser le bouchon trop loin.</p>
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<p><a href="http://www.archaic.fr/wp-content/uploads/2012/12/Room-237_Screen-006.jpg" rel="prettyPhoto[room_237]"><img class="aligncenter size-full wp-image-10990" title="Room-237_Screen-006" src="http://www.archaic.fr/wp-content/uploads/2012/12/Room-237_Screen-006.jpg" alt="Room 237 Screen 006 Room 237 " width="500" height="313" /></a></p>
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<p><em><strong>Ces deux dernières phrases résument à elles toutes seules la globalité du documentaire. Ce dernier jouit d&rsquo;une découverte agréable, on le suit sans trop de difficultés. Évidemment, on se dit à la fin de la séance que certaines choses nous restent en travers de la gorge tant c&rsquo;est tiré par les cheveux mais on ne ressort pas de la salle avec amertume. Après tout, on a vu un truc construit de façon assez atypique mais ayant l&rsquo;avantage non-négligeable de ne pas ennuyer comme l&rsquo;aurait sans doute fait une disposition psychorigide où chaque théorie aurait été présentées entièrement les unes après les autres. Les différentes images provenant des films de Kubrick, The Shining bien entendu mais pas que étant donné que divers parallèles ont été fait avec les autres films du réalisateur (2001 : L&rsquo;Odyssée De L’Espace, Orange Mécanique, Full Metal Jacket ou Eyes Wide Shut entre autres) font toujours plaisir à voir, d&rsquo;autant plus lorsqu&rsquo;on est partisan des œuvres de ce dernier. Par contre, « l&rsquo;après-sortie » fait bien plus mal sur l&rsquo;avis qu&rsquo;on peut avoir du travail de Rodney Aschner. Plus on y réfléchit après coup, plus le recul fait son effet et plus on en vient à être fortement dérangé du ton global, ainsi que du contenu. On a beau avoir une ou deux interprétations plausibles, représentant peut-être moins d&rsquo;un quart du tout, les trois autres gros quarts restants n&rsquo;arrivent pas à passer. Pire, le côté, grosse tête – ou grosses chevilles selon le goût de chacun, même si au final le résultat reste le même car il est clair que les participants ne peuvent plus passer une porte – fait que, définitivement, la pilule ne passe pas du tout dans l&rsquo;estomac. Ce qui est resté en travers de la gorge à la sortie de la salle a été recraché à grands coups de doigts dans la gorge au lieu du saint passage au travers du tube digestif. Malgré tout, les amateurs de The Shining – les plus curieux ayant toujours été touchés de fascination sur l&rsquo;aura de mystère entourant ce grand film en particulier – se doivent de le voir au moins une fois dans leur vie, ne serait-ce pour éviter de mourir con et se faire leur propre opinion dans l&rsquo;espoir qu&rsquo;ils trouvent en ce Room 237 de quoi alimenter leur moulin en terme d&rsquo;interprétations sur ce grand classique de Stanley Kubrick.</strong></em></p>
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<th class='easySpoilerTitleA' style='white-space:nowrap;font-weight:bold;text-align:left;vertical-align:middle;font-size:120%;background-color:#C1CBEB;background-image:none;border-color:#29180C;color:#000000;'><a href='?PHPSESSID=do21pr51hbmsi8hi0ocacgibs3' onclick='wpSpoilerToggle("spoilerDiv5bff8001",true,"Voir","Cacher","fast",false); return false;' onselectstart='return false;' style='text-decoration: none;color:#000000;'>Encadré: L'avis de Mizakido</a></th>
<th class='easySpoilerTitleB'style='padding:0px;text-align:right;vertical-align:middle;font-size:100%;background-color:#C1CBEB;background-image:none;border-color:#29180C; white-space:nowrap;'><a href='?PHPSESSID=do21pr51hbmsi8hi0ocacgibs3'  class='easySpoilerButton' style='font-size:100%;color:#black;background-color:#FCB69F;background-image:none;border: 1px inset;border-style:solid;border-color:#black;display:none; margin: 3px 0px 3px; padding: 4px; ' align='right'>Sélectionner</a><a href='?PHPSESSID=do21pr51hbmsi8hi0ocacgibs3'  id='spoilerDiv5bff8001_action' class='easySpoilerButton' value="Voir" align='right' style='font-size:100%;color:#black;background-color:#FCB69F;background-image:none;border: 1px inset;border-style:solid;border-color:#black;display:none; margin: 3px 0px 3px 5px; padding: 4px;'>Voir</></th>
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<tr><td class='easySpoilerRow' colspan='2' style='border-color:#29180C;'><div id='spoilerDiv5bff8001' class='easySpoilerSpoils'  style='display:none; white-space:wrap; overflow:auto; vertical-align:middle;background-color:#black;background-image:none;color:#000000;border-color:#29180C;'>
Il est vrai que <strong>Room 237</strong> était un documentaire que j&rsquo;attendais de voir avec une grande impatience, quitte à en avoir saoulé beaucoup (si si, mais j&rsquo;assume). En effet, une pellicule qui décortique un de mes films préférés, à savoir <strong>The Shining</strong> de Maître Stanley Kubrick, cela de quoi susciter l’intérêt. Après visionnage, on se rend compte que <strong>Room 237</strong> est finalement un habile mélange entre documentaire et fiction, les différents intervenants nous exposant de subtiles anomalies et certains éléments présents dans les plans du mythique film horrifique et nous en expliquant leurs différentes significations. De la simple métaphore visuelle appuyant l&rsquo;évolution des principaux personnages du film, aux messages qu’aurait caché le réalisateur vis à vis d&rsquo;un faux alunissage d&rsquo;Apollo 11 ou encore des atrocités perpétrées par l&rsquo;humanité, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas. Évidemment, beaucoup de ces théories – du complot – paraissent totalement fumeuses et ne manqueront pas de faire rire, mais certaines d’entre elles font tout de même réfléchir. Après tout, pourquoi pas? Mais le but de <strong>Room 237</strong> n&rsquo;est-il pas simplement de stimuler nos neurones et de nous montrer que derrière chaque bobine, il peut se cacher quelque chose d’insoupçonné? Un message? Un code? Une bonne blague? La question reste entière.
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<div class='easySpoilerConclude' style='border-color:#29180C;'><table class='easySpoilerTable' border='0' style='text-align:center;' frame='box' align='center' bgcolor='FFFFFF'><tr><th class='easySpoilerEnd' style='width:100%;background-color:#C1CBEB;background-image:none;border-color:#29180C;'></th><td class='easySpoilerEnd' style='white-space:nowrap;background-color:#C1CBEB;background-image:none;border-color:#29180C;' colspan='2'></td></tr><tr><td class='easySpoilerGroupWrapperLastRow' colspan='2' style='background-color:#C1CBEB;background-image:none;border-color:#29180C;'></td></tr></table></div>
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		<title>Hideaways</title>
		<link>http://www.archaic.fr/critiques/cinema-hideaways/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Nov 2011 10:07:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vidok</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Drame]]></category>
		<category><![CDATA[Agnès Merlet]]></category>
		<category><![CDATA[Critique Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Wild Bunch Distribution]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Pour son deuxième film tourné en anglais, Agnès Merlet s’est rendue en Irlande. Après avoir été reconnue pour ses courts-métrages et notamment Artemisia, nommé aux Golden Globes, elle a connu les joies du succès international grâce à Dorothy. Elle y présentait une jeune fille soupçonnée d’avoir attenter à la vie d’un bébé au sein d’une communauté qui recelait bien des secrets. La réalisatrice s’engouffre à nouveau dans le monde de l&#8217;adolescence au travers de Hideaways. Nous y découvrons l’histoire de James Furlong et de sa famille qui présente bien des particularités. La principale tient dans le caractère héréditaire de pouvoirs des plus insolites. Il se transmet uniquement de père en fils. En tant que dernier né de la famille Furlong, James en a naturellement hérité. Orphelin de mère, il vit auprès de son père et sa grand-mère. Malheureusement, le pouvoir de James cause la mort du reste de sa famille sous ses yeux. Le drame se reproduit dans la maison de redressement où il est temporairement envoyé en attente d’une famille d’accueil. Il décide alors de fuguer et de s’isoler de la population pour suspendre la succession de décès. Des années plus tard, Mae, jeune cancéreuse condamnée, s’enfuit de l’hôpital où elle reçoit ses soins et se perd dans les bois. Elle tombe alors sur une cabane et son étrange occupant, James Furlong… Le pitch est à la fois simple et recherché, dans le sens où les particularités des Furlong n’ont vraiment rien de commun et sont plutôt originales. Les premières minutes du film en jouent beaucoup, décontractant aussitôt les spectateurs. Le film en profite ensuite pour les cueillir et leur proposer plusieurs drames d’affilée et instaurer un climat d’effroi. L’ambiance visuelle passe de chaleureuse – pour raconter le passé – à très froide – représentant le présent. On se prend à avoir pitié de ce jeune garçon maudit par la vie ; à l’inverse de ses « victimes-rescapés » qui ne désirent qu’une chose : se venger. Mais avant de faire ressurgir les affres du passé, la réalisatrice insiste sur la découverte entre Mae (Rachel Hurd-Wood – Solomon Kane, Le Portrait de Dorian Gray) et James Furlong (Harry Tradeaway – Fish Tank). La première est condamnée par sa maladie et recherche le contact du jeune homme. Le second est, quant à lui, condamné à vivre isolé en raison de sa malédiction. Ces deux envies totalement opposées vont se heurter pour trouver un point de convergence. C’est ainsi qu’une idylle apparaît, comme le spectateur s’y attend dès les premiers instants de la rencontre. Ce qu’il suppose moins c’est que de cette idylle va naître un effet imprévu, une variante de la malédiction qui nous fait alors douter sur sa réelle nature. Et en même temps un très beau message de la réalisatrice envers le spectateur. C’est ainsi que l’on suit avec intérêt l’avancement de leur relation en nous demandant sans cesse son issue. La réalisatrice ne s’embarrasse pas des limitations de la réalité et intègre ce qu’il faut de fantastique pour compléter son conte et y intégrer ce qu’il faut de magie et d’inexplicable. Et si sur le fond, Hideaways est très plaisant, la forme l’est tout de suite moins. Les acteurs principaux, tous jeunes voire très jeunes, sont plutôt bons – mention spéciale à Thomas Brodie-Sangster (Love Actually) – mais manquent encore de crédibilité lors des scènes poignantes et, c’est là que le bât blesse, Harry Tradeaway en premier. D’autant que la dernière demi-heure de pellicule lui laisse la part belle en tentant de nous enivrer dans un conte romantique qui ne prend pas. Agnès Merlet insiste malheureusement trop sur la symbolique de l’amour et de la mort, de manière bien banale et ostentatoire. A vouloir trop en faire, pour atteindre son but, elle finit par braquer le spectateur qui ne désire pas la suivre sur un terrain aussi peu aménagé par les acteurs. Après une première demi-heure à la fois sombre et poétique, à la limite du récit d’horreur, à l’image de Dorothy, Hideaways se perd dans sa volonté de faire passer un message à tout prix. L’abus de message tue le message serions-nous tentés de dire, surtout si le jeu d’acteur ne suit pas. Un conte à découvrir par curiosité.</p><p><a href="http://www.archaic.fr">Archaic - </a></p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pour son deuxième film tourné en anglais, Agnès Merlet s’est rendue en Irlande. Après avoir été reconnue pour ses courts-métrages et notamment <strong>Artemisia</strong>, nommé aux Golden Globes, elle a connu les joies du succès international grâce à <strong>Dorothy</strong>. Elle y présentait une jeune fille soupçonnée d’avoir attenter à la vie d’un bébé au sein d’une communauté qui recelait bien des secrets. La réalisatrice s’engouffre à nouveau dans le monde de l&rsquo;adolescence au travers de <strong>Hideaways</strong>.</p>
<p><a rel="prettyPhoto[hideaways_cinema]" href="http://www.archaic.fr/wp-content/uploads/2011/11/hideaways_cinema_image_002.jpg"><img src="http://www.archaic.fr/wp-content/uploads/2011/11/hideaways_cinema_image_002-590x251.jpg" alt="hideaways cinema image 002 590x251 Hideaways" title="hideaways_cinema_image_002" width="590" height="251" class="aligncenter size-large wp-image-5878" /></a></p>
<p>Nous y découvrons l’histoire de James Furlong et de sa famille qui présente bien des particularités. La principale tient dans le caractère héréditaire de pouvoirs des plus insolites. Il se transmet uniquement de père en fils. En tant que dernier né de la famille Furlong, James en a naturellement hérité. Orphelin de mère, il vit auprès de son père et sa grand-mère. Malheureusement, le pouvoir de James cause la mort du reste de sa famille sous ses yeux. Le drame se reproduit dans la maison de redressement où il est temporairement envoyé en attente d’une famille d’accueil. Il décide alors de fuguer et de s’isoler de la population pour suspendre la succession de décès. Des années plus tard, Mae, jeune cancéreuse condamnée, s’enfuit de l’hôpital où elle reçoit ses soins et se perd dans les bois. Elle tombe alors sur une cabane et son étrange occupant, James Furlong…</p>
<p><a rel="prettyPhoto[hideaways_cinema]" href="http://www.archaic.fr/wp-content/uploads/2011/11/hideaways_cinema_image_001.jpg"><img src="http://www.archaic.fr/wp-content/uploads/2011/11/hideaways_cinema_image_001-590x251.jpg" alt="hideaways cinema image 001 590x251 Hideaways" title="hideaways_cinema_image_001" width="590" height="251" class="aligncenter size-large wp-image-5877" /></a></p>
<p>Le pitch est à la fois simple et recherché, dans le sens où les particularités des Furlong n’ont vraiment rien de commun et sont plutôt originales. Les premières minutes du film en jouent beaucoup, décontractant aussitôt les spectateurs. Le film en profite ensuite pour les cueillir et leur proposer plusieurs drames d’affilée et instaurer un climat d’effroi. L’ambiance visuelle passe de chaleureuse – pour raconter le passé – à très froide – représentant le présent. On se prend à avoir pitié de ce jeune garçon maudit par la vie ; à l’inverse de ses « victimes-rescapés » qui ne désirent qu’une chose : se venger. Mais avant de faire ressurgir les affres du passé, la réalisatrice insiste sur la découverte entre Mae (Rachel Hurd-Wood – <strong>Solomon Kane</strong>, <strong>Le Portrait de Dorian Gray</strong>) et James Furlong (Harry Tradeaway – <strong>Fish Tank</strong>). La première est condamnée par sa maladie et recherche le contact du jeune homme. Le second est, quant à lui, condamné à vivre isolé en raison de sa malédiction. Ces deux envies totalement opposées vont se heurter pour trouver un point de convergence. C’est ainsi qu’une idylle apparaît, comme le spectateur s’y attend dès les premiers instants de la rencontre. </p>
<p><a rel="prettyPhoto[hideaways_cinema]" href="http://www.archaic.fr/wp-content/uploads/2011/11/hideaways_cinema_image_003.jpg"><img src="http://www.archaic.fr/wp-content/uploads/2011/11/hideaways_cinema_image_003-590x252.jpg" alt="hideaways cinema image 003 590x252 Hideaways" title="hideaways_cinema_image_003" width="590" height="252" class="aligncenter size-large wp-image-5879" /></a></p>
<p>Ce qu’il suppose moins c’est que de cette idylle va naître un effet imprévu, une variante de la malédiction qui nous fait alors douter sur sa réelle nature. Et en même temps un très beau message de la réalisatrice envers le spectateur. C’est ainsi que l’on suit avec intérêt l’avancement de leur relation en nous demandant sans cesse son issue. La réalisatrice ne s’embarrasse pas des limitations de la réalité et intègre ce qu’il faut de fantastique pour compléter son conte et y intégrer ce qu’il faut de magie et d’inexplicable. Et si sur le fond, <strong>Hideaways</strong> est très plaisant, la forme l’est tout de suite moins. Les acteurs principaux, tous jeunes voire très jeunes, sont plutôt bons – mention spéciale à Thomas Brodie-Sangster (<strong>Love Actually</strong>) – mais manquent encore de crédibilité lors des scènes poignantes et, c’est là que le bât blesse, Harry Tradeaway en premier. D’autant que la dernière demi-heure de pellicule lui laisse la part belle en tentant de nous enivrer dans un conte romantique qui ne prend pas. Agnès Merlet insiste malheureusement trop sur la symbolique de l’amour et de la mort, de manière bien banale et ostentatoire. A vouloir trop en faire, pour atteindre son but, elle finit par braquer le spectateur qui ne désire pas la suivre sur un terrain aussi peu aménagé par les acteurs.</p>
<p><a rel="prettyPhoto[hideaways_cinema]" href="http://www.archaic.fr/wp-content/uploads/2011/11/hideaways_cinema_image_004.jpg"><img src="http://www.archaic.fr/wp-content/uploads/2011/11/hideaways_cinema_image_004-590x251.jpg" alt="hideaways cinema image 004 590x251 Hideaways" title="hideaways_cinema_image_004" width="590" height="251" class="aligncenter size-large wp-image-5880" /></a></p>
<p>Après une première demi-heure à la fois sombre et poétique, à la limite du récit d’horreur, à l’image de <strong>Dorothy</strong>, <strong>Hideaways</strong> se perd dans sa volonté de faire passer un message à tout prix. L’abus de message tue le message serions-nous tentés de dire, surtout si le jeu d’acteur ne suit pas.  Un conte à découvrir par curiosité.</p>
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