Email Flux RSS Twitter Facebook
The Last Story + d'images
Appréciation:

The Last Story

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Hironobu Sakaguchi, rêveur et fabuleux conteur, a décidé de nous offrir une nouvelle histoire dans laquelle il aurait placé tout son savoir-faire et son énergie. Après Final Fantasy et Final Fantasy VII, The Last Story est le titre qui lui a demandé le plus d’investissement. Autant dire que ce nouveau né, fruit de plusieurs années de développement et de plus vingt ans de réflexion sur le RPG, a tout du blockbuster qui risque de remettre toutes les pendules à l’heure. Si, en plus, Nintendo et son pouvoir financier s’en mêle pour choyer ce gros bébé, comment ne pas être impatient ? Il est né le divin enfant. A nous de juger.

the last story wii logo 596x301 The Last Story

L’histoire prend place sur l’île de Ruli. Endroit paisible au travail fleurissant, la ville centrale de Ruli est semble-t-il un havre de paix pour le citoyen moyen. C’est pourquoi une petite troupe de jeunes gens, dirigée par le taciturne Quark, débarque en ville en espérant trouver un emploi. Hébergée dans la taverne d’Uriel, elle compte six membres.

the last story wii characters elza 185x224 The Last Story the last story wii characters quark 185x224 The Last Story the last story wii characters yuris 185x224 The Last Story
the last story wii characters manamia 185x224 The Last Story the last story wii characters jackal 185x224 The Last Story the last story wii characters seiren 185x224 The Last Story

Parmi eux, se trouve Elza, un jeune homme à la coupe nomuraesque, ne rêvant que d’une chose : devenir chevalier de Ruli. Désireux de prendre une réelle revanche sur la vie, et protéger la veuve et l’orphelin – les bons sentiments sont de sortie – il fait ce qu’il peut pour perfectionner ses talents d’épéistes. Un soir, tandis qu’il se promène en ville, il tombe sur Kanan. Princesse de son état, celle-ci a déjoué la vigilance de la garde du palais pour partir à la découverte du monde. En tant que nièce du comte Arganan, gouverneur de Ruli, elle n’a que rarement l’occasion de mettre le nez dehors. Peut-être est-ce parce que son mariage imposé est imminent ; peut-être est-ce en raison de ses pouvoirs héréditaires… En tout cas, ce couple improvisé se retrouve très vite confronté à l’empire Gurg et son imposant roi, Zangurg. Ceux-ci attaquent Ruli dans le but de kidnapper Kanan. Pourquoi ? Vous le saurez en jouant à The Last Story.

Rassurez-vous, le scénario vous amènera devant complots, revanches, trahisons, mais bien évidemment aventure et amour. Rares sont les surprises mais l’ensemble se laisse suivre non sans plaisir. D’autant que Sakaguchi a parsemé son jeu de multiples dialogues annexes, souvent doublés, auprès des PNJ. L’occasion pour vous d’apprendre davantage d’anecdotes sur Ruli et de découvrir d’autres facettes aux éléments survenant en cours de jeu. Autant les scènes cinématiques vont généralement à l’essentiel, autant les discussions facultatives, si tant est que vous vous adressiez à de nombreux passants, peuvent très vite devenir imposantes. L’essentiel est de les consommer au fil de l’avancée pour découvrir avec quel soin The Last Story a été supervisé.

the last story wii artwork 002 596x386 The Last Story

Que ce soit ces dialogues ou les protagonistes de l’histoire, tout a été travaillé. Jackal, Yuris, Manamia, Quark, tous deviennent vos amis, avec mention spéciale pour Seiren, à la fois charmante et marquante. Les auteurs ont fait en sorte que l’équipe de départ soit l’équipe de fin. Pas de réelle nouvelle recrue, mis à part de nombreux PNJ vous épaulant à l’occasion de quelques chapitres. Un système au profit d’un attachement progressif. Il faut bien comprendre que les héros se connaissent depuis longtemps, depuis leur enfance pour certains, ont vécu de lourdes pertes, et se serrent les coudes comme ils peuvent depuis lors, comme une famille. Cette famille vous emmitoufle dans ses petites querelles et rebondissements. Pour cela, The Last Story se focalise sur des faits se déroulant à Ruli ; vous ramenant ainsi fréquemment à la « maison ». Mais pas question de présenter le groupe dans son intégralité à chaque réunion : les membres mènent leur vie. Ainsi, Yuris disparaît à certains moments pour laisser sa place à Manamia, elle-même remplacée plus tard par Seiren, etc… Laissant le joueur s’accommoder à eux, petit à petit. Un climat de confiance s’installe, encore renforcé par les innombrables dialogues au sein des donjons, qui n’arrête pas la progression. A l’image d’un Final Fantasy XIII, les héros « papotent » entre eux tandis que vous vous évertuez à avancer ou chercher le moindre trésor, amenant irrémédiablement l’idée d’une petite promenade entre amis au beau milieu de lieux parfois insolites, telle une maison hantée.

the last story wii 002 596x335 The Last Story

Car si le récit de The Last Story se concentre sur la ville de Ruli, il faut tout de même savoir que vous visiterez toute sorte de grottes, temples et autres jardins infestés d’ennemis. La plupart se situent aux alentours de la cité, tandis que les autres vous amèneront à fouler les terres Gurg. Un navire est à votre disposition au cours de quelques chapitres, mais inutile d’imaginer le diriger sur une carte du monde. N’est pas Lost Odyssey qui veut. Sakaguchi a opté pour un système plus linéaire et plus proche de ce, une fois encore, FFXIII propose, à savoir une succession de couloirs et lieux dont l’ordre est figé. Comme vous l’avez compris, l’aventure est découpée en chapitres, chapitres pouvant couvrir soit un événement important soit un donjon. Certains s’enchainent sans temps mort, installant un rythme soutenu. Vous n’avez guère le temps de vous ennuyer dans The Last Story. Entre les quêtes annexes, assez courtes et souvent inutiles mais nombreuses, et la trame principale, prenante, vous avez toujours quelque chose à faire ou à terminer. Attention toutefois à bien achever les quêtes par chapitre, certaines n’étant plus réalisables par la suite. A l’inverse de certains RPG, il y a assez peu d’allers-retours, vous faisant prendre conscience de la perpétuelle nouveauté de ce qui survient. Les environnements ne sont pas toujours parmi les plus variés – vous ne traverserez que des classiques du genre à quelques exceptions près, à savoir caves, bateaux, châteaux, villes en flamme – mais ils possèdent tous ce même cachet, celui qui régit la charte graphique de The Last Story. Cette envie de mouvement constant se ressent également dans la traversée des lieux puisque dans Ruli : les PNJ se promènent. Rien d’aussi poussé qu’un Shenmue, mais l’impression de vie est bel et bien là. Cela se ressent aussi dans le système de combat. L’un des grands chantiers de The Last Story.

the last story wii 010 298x166 The Last Story the last story wii 004 298x167 The Last Story

Comment allier rapidité, accessibilité et précision ? Telle est la question que tout le monde se pose depuis des années. Certains ont essayé, … et ils ont eu des problèmes. Pourtant, le fruit des expériences passées d’Hironobu Sakaguchi semble avoir muri puisqu’il permet au dernier titre de Mistwalker d’offrir l’un des meilleurs systèmes de combat du genre. En moyenne cinq personnages en combat – en moyenne car il arrive qu’il y en ait moins comme plus – des arènes à même les décors d’exploration, un placement des troupes souvent stratégiques et un seul guerrier à diriger, Elza. L’approche des combats sans transition et du style action tel un MMORPG pourraient cette fois vous faire penser à Final Fantasy XII ; pourtant, c’est une nouvelle fois au treizième volet que The Last Story tente de se référencer et de donner une claque. En réalité, le principe mélange le système des deux, en y ajoutant une composante tactique. Le mix inverse de celui pratiqué dans Archaic Sealed Heat, qui était du Tactical-RPG avec des combats J-RPG. Peu de transitions entre la phase à pied et celle de fight, certes, mais souvent un arrêt sur le positionnement des ennemis pour anticiper leurs actions et mener la meilleure offensive possible en profitant du terrain. L’occasion vous est souvent donnée de gagner de précieuses secondes et vies – chaque personnage a le droit à 5 vies avant d’être définitivement KO – en prenant le peloton ennemi à revers, ou en exterminant les archers/mages en premier. L’analyse du combat à venir, aussi succincte qu’elle soit, amène un réel côté stratégique à la fois grisant et plaisant, renforcé par les conseils de vos compagnons. Ceux-ci sont d’ailleurs indispensables pour venir à bout de certains boss, qui, à la mode old school, ne se laisseront terrasser sans un minimum d’astuce.

the last story wii 007 298x167 The Last Story the last story wii 008 298x167 The Last Story

Il vous faut faire confiance aux personnages qui vous entourent. Entièrement dirigés par l’I.A., ils ne peuvent pas recevoir d’ordre. Heureusement, les développeurs ont réussi une intelligence artificielle du tonnerre qui ne déçoit que rarement. Les magiciens se mettent à couvert pour lancer des sorts, sans oublier de placer des cercles de régénération bien venus. Les guerriers aiment courir partout et ne se laissent que rarement encercler. Elza peut demander l’envoi de sorts et l’utilisation de la tension, technique surpuissante amenant, selon son exécutant, soins, protection, attaque ou sort cataclysmique. Pour exécuter tout cela, AQ Interactive, Mistwalker et très certainement Nintendo ont opté pour une solution très simple, dans laquelle les attaques d’Elza se font au travers du stick analogique – suffit de pointer l’ennemi à frapper – et les commandes restantes via seulement quelques touches, le tout très instinctivement. Elza a beau être un combattant de corps à corps, il n’en oublie pas pour autant la longue distance grâce à son arbalète. Sans compter qu’il est possible d’utiliser le décor à votre avantage, que ce soit des murets – aidé par un système de couverture inspiré de Gears of War –, des ponts – dont la hauteur, en cas de chute, tuera instantanément les adversaires –, ou des objets tels que des brasiers. A tout cela, un système de Gathering, hérité du monde du MMORPG, autorise le joueur à servir de bouc émissaire pendant que ses coéquipiers reprennent des forces ou se concentrent pour un assaut massif. L’intérêt de toutes ces possibilités est d’amener plusieurs alternatives aux joueurs afin de varier toujours plus les situations. Des moments de discrétion sont même requis pour traverser des endroits-clés aux nombreux ennemis.

The Last Story, 6.0 out of 6 based on 1 rating
1 2
  1. 8 mars 2011, 23 h 21 min

    Tu m’excuseras, je n’ai lu pour le moment que la conclusion. ça me conforte dans l’idée que j’ai bien fait de le choper. Je vais essayer de m’y mettre dès que j’aurais bouclé ninokuni ( suis au boss de fin là )

    Chapeau pour le site en tout cas ! t’as fait du beau boulôt !

    Répondre
  2. Avatar of Vidok
    Vidok dit
    20 mars 2011, 21 h 37 min

    Merci bien mon cher Hermit. J’espère que tu as désormais pu t’y plonger. Ce n’est pas le RPG de l’année, mais il permet de passer un très bon moment. Je pense avoir été un peu plus enthousiaste à son sujet que beaucoup mais pour une fois que la passion d’une équipe et surtout de son créateur se ressent…

    Répondre
  3. Bababaloo dit
    4 avril 2011, 14 h 18 min

    A peine efleuré il me plait bien ce Last Story & ton test (très bien écrit) me conforte tout comme ZeroHermit de l’avoir acheté.

    Répondre
  4. Legyptien dit
    24 février 2012, 9 h 52 min

    Je suis dessus depuis à peu près 5H et je suis vraiment d’accord avec tout ce que tu dis pour l’instant, et surtout ce que je trouve génial dans ce jeu, c’est qu’il s’agit enfin d’un jeu next gen qui arrivent à nous servir un scénario avec un vrai rythme et pas haché comme la quasi majorité des autres production du moment ..

    Répondre
    • Avatar of Vidok
      Vidok dit
      26 février 2012, 10 h 37 min

      Oui, on sent que Sakaguchi s’est attaché au rythme et à la narration. D’autant que la base du scénario n’a absolument rien d’étonnant, c’est même un gros classique. Comme quoi, le scénario n’a pas forcément besoin d’être tordu pour faire un bon RPG : il faut juste le mettre en valeur.

      Répondre
  5. Akram dit
    26 février 2012, 14 h 22 min

    J’ai le jeu, j’attends d’en finir un autre avant de le commencer mais ton test donne envie et ca sent pas mal la passion contrairement à d’autres dont je ne citerais pas le nom… je commence le jeu semaine pro et je te donnerais mon avis dans tt les cas: j’ai hâte

    Répondre

Laisser un commentaire

:|: :wink: :twisted: :sweat: :roll: :roll2: :oops: :o: :nerd: :napo: :mrgreen: :love: :love2: :lol: :jap: :idea: :happy: :fou: :evil: :cry: :bye: :book: :baby: :arrow: :?: :/: :-| :-x :-o :-P :-D :-? :) :( :!: 8-O 8)