Ridge Racer DS
Appréciation 2

C’est la larme à l’œil que l’on regarde la version PSP de Ridge Racer, bien plus belle et speed. Car notre version n’étant ni somptueuse ni rapide (un comble déjà), nous misions tout sur le tactile qui se révèle au final inutile. Bref, Ridge Racer DS est une déception pour les fans des précédents dont je faisais partie puisqu’il s’agit d’un portage raté de l’excellente mouture N64. Les fans de course peuvent éventuellement se rabattre sur RRDS s’ils veulent absolument un jeu du genre mais, dans un autre registre, il est préférable de se contenter de Mario Kart DS

Résumé 2.0 Passable

Ridge Racer DS

Aaaah Ridge Racer ! En voilà une série mythique. Que l’on apprécie ou pas le style, il est difficile de dire qu’elle n’a pas fait figure de précurseur dans l’univers vidéoludique. Avec ses graphismes tout en 3D, son impression de vitesse tout à fait correcte et ses dérapages peu réalistes mais ô combien amusants, Ridge Racer a su se hisser parmi les séries préférées des joueurs. La preuve : elle existe toujours. Après avoir traîné sa bosse sur consoles Sony, elle est allée faire un petit coucou à Nintendo sur N64 avec un épisode assez génial, il faut le dire. La précision du stick apportait beaucoup. Depuis, la série a également fait la joie des possesseurs de la dernière console de Billou, à savoir la Xbox 360. Namco n’oublie pourtant pas Nintendo et a décidé de lui offrir un épisode qui profiterait de l’écran tactile… Vous avez peur du résultat ? Vous avez raison.

Nous étions fatigués…

Voilà ce que pourraient nous dire les développeurs tellement ils se sont peu foulés sur le contenu du soft. Vous disposez d’un mode Grand Prix, Car Attack et Versus. Le premier vous permet de concourir contre d’autres adversaires pour remporter des coupes. Vous avancez étape par étape, pas de tirs groupés. Vous ne ferez jamais trois courses de suite avec cumulation des points. Ici, chaque pallier dispose de trois courses. Pour passer au suivant, arrivez premier à chacune des courses. L’ordre importe peu, tant que les trois sont remportées. Lorsque vous terminez un pallier, vous avez donc accès au suivant mais vous débloquez trois adversaires en car attack.

Parlons-en de ce Car Attack. Chaque voiture qui y est rajoutée, devient un adversaire à vaincre pour remporter le véhicule. Ce mode est le seul moyen d’agrandir votre collection dans votre garage. Vous pratiquez un duel avec la voiture convoitée pour la gagner. Rien de bien compliqué donc. Une fois en votre possession, elle devient sélectionnables en mode Grand Prix et en Versus.

Le mode Versus, comme son nom l’indique, vous permet d’affronter un ou plusieurs amis. Nous aurions pu nous attendre naïvement à un mode Grand Prix… que nenni ! Seules de simples courses sont réalisables, jusqu’à 6 joueurs. Chacun peut créer une course et les autres la rejoignent ensuite. Petit ajout agréable : il est possible de jouer avec une seule cartouche. 6 joueurs se tirant la bourre avec une seule et unique cartouche, c’est possible. Autant vous le dire tout de suite : si vous jouez à plusieurs à Ridge Racer DS, il y a de fortes chances que vous testiez ce mode. Plus rapide et surtout moins cher…

…et donc nous nous sommes reposés.

Le jeu propose peu de modes mais ce n’est pas bien grave en soit s’ils sont longs et passionnants. Le pari n’est alors pas complètement réussi malheureusement. Vous aurez en tout et pour tout… trois circuits ! Eh oui, les développeurs ne se sont pas foulés. Ils nous ont collé trois pauvres circuits issus des versions précédentes. Afin de varier les plaisirs, ils nous font le même coup que d’habitude : chaque circuit possède des variantes. Une bifurcation à un endroit et hop, nouveau tracé. Trop forts ces développeurs. Là, où ils sont épatans, c’est dans le fait que cette mouture DS est une copie de l’édition N64. Peut-être Namco a-t-il pensé que les jeunes joueurs n’y verraient que du feu mais tous ceux qui ont essayé ou possédé Ridge Racer 64 auront l’impression de revoir le même jeu mais sur portable et en un peu moins beau. Eh bien oui, la DS est une excellente console mais en matière de 3D, elle ne fait pas encore aussi bien que la N64, même si elle en a les capacités… Le niveau graphique reste toutefois similaire, mais les pixels sont désormais énormes (remarquez avant, ils étaient floutés…) et les bugs dans l’enchevêtrement des polygones sont monnaie courante. Les décors ne font pas non plus preuve d’une grande richesse graphique. Nous aurions pu penser que le faible nombre de circuits auraient entraîné un sentiment de culpabilité de l’équipe de développement… Pensez-vous. Les environnements sont détaillés, juste ce qu’il faut. Pas de lens flare, pas de superbes animations dans les décors, pas d’hélicoptère qui effectue sa ronde (la même à chaque tour d’ailleurs), nous ne sommes plus à ça près… même pas. Les décors sont désespérément statiques. L’ensemble reste homogène et les graphismes ne piquent pas non plus les yeux, il ne faut pas exagérer, mais nous aurions pu demander plus. Il reste tout de même l’un des plus beaux softs de course de la console. Paradoxe ? Non, nous devons ce fait au faible nombre de concurrents sur la DS. C’est dommage. La portable de Nintendo ne semble pas vouée à recevoir de bons jeux de tutures.

Le tactile dans tout ça ?

Il est assez vite occulté. Laissez-moi vous expliquer pourquoi. Moi, désireux de m’essayer à la conduite au tactile, je fonce dans les options, sélectionne l’une des deux configurations possibles utilisant l’écran du bas ; la troisième étant consacrée à la croix directionnelle. Comme vous le savez, vous disposez d’un volant en bas. En touchant l’écran et en le faisant tourner, votre véhicule imitera le mouvement et vous la contrôlez ainsi. En théorie, cela semble difficile à faire mais… pourquoi pas ? Eh bien, je vais vous les donner les raisons de ne pas pratiquer ce genre de conduite : c’est injouable. Je m’y suis attelé pendant un bon moment. Les premiers circuits sont négociables sans problème avec. Je me prenais donc au jeu, m’améliorant considérablement. Seul soucis, très vite, les virages devenant de plus en plus difficiles à négocier, on maudit l’écran tactile qui ne nous permet pas d’avoir une conduite instinctive et se manger des murs à chaque épingle devient alors irritant. De plus, la gestion des collisions est absolument catastrophique. Heurter quelque chose est extrêmement pénalisant d’une part et horripilant d’autre part. La voiture rebondit comme si elle était une boule dans un flipper. Vous vous prenez le mur, vous êtes éjecté avec grosse perte sur le compteur de vitesse. Ce phénomène est aussi présent lorsque vous touchez une voiture adverse, à la différence près que vous ne rebondissez pas, vous êtes propulsé en arrière. Que vous la heurtiez de derrière ou de côté, vous êtes presque immobilisé et l’autre prend le large. Si la pratique est valable pour l’adversaire, elle est en partie valable pour vous aussi… encore faut-il savoir où sont les voitures. Vous ne disposez pas de carte pour les repérer et encore moins d’une vue arrière ou d’un rétro. N’importe quoi. Bref, la déception que ces fonctionnalités tactiles, qui ne sont pas aidées par les collisions complètement aberrantes du soft. La meilleure façon de jouer : la croix directionnelle.

Au final ?

C’est la larme à l’œil que l’on regarde la version PSP de Ridge Racer, bien plus belle et speed. Car notre version n’étant ni somptueuse ni rapide (un comble déjà), nous misions tout sur le tactile qui se révèle au final inutile. Bref, Ridge Racer DS est une déception pour les fans des précédents dont je faisais partie puisqu’il s’agit d’un portage raté de l’excellente mouture N64. Les fans de course peuvent éventuellement se rabattre sur RRDS s’ils veulent absolument un jeu du genre mais, dans un autre registre, il est préférable de se contenter de Mario Kart DS.

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