Plantera DX
Appréciation 2

A 500 yen (soit environ 4€), Plantera a de quoi attirer les joueurs en manque de jeux de gestion. Pourtant, son manque de profondeur et l’absence de renouvellement passé les premières heures le rendent bien vite soporifique. L’idée était là mais l’ensemble se veut beaucoup trop convenu et limité

Résumé 2.0 Passable

Plantera DX

















Déjà disponible sur Steam, Vita, Wii U et 3DS, Plantera réapparaît sur Switch, profitant de l’engouement pour la dernière de Nintendo. Initialement développé par Varagtp, il n’a fallu que 6 semaines à Ratalaika Games, tout compris, pour porter le jeu. En 10 jours, les ventes de la version Switch ont dépassé les ventes EU + USA des éditions 3DS et Wii U réunies. Cette version s’avère donc plutôt rentable mais pourquoi cet engouement ? Tentons de comprendre.

A quoi ça ressemble ?

Plantera DX est une simulation de jardin. Il est donc nécessaire de faire vivre son jardin/potager en y plantant légumes, arbres et en y plaçant différents animaux, poule, vache ou cheval (nouveauté Switch) histoire d’animer quelque peu l’ensemble. L’exploration du jardin se fait sur un seul et unique plan, et l’intégralité des éléments est en 2D, dessinés de manière à la fois grossière et enfantine. L’aspect très dépouillé des débuts laisse place à un écosystème plutôt dense après plusieurs de jeu.

Comment ça se joue ?

Jouable uniquement au tactile, Plantera DX affiche tout de même un menu en bas de l’écran. Ce dernier permet de sélectionner les prochains éléments à intégrer au jardin : plantes, arbustes, arbres, animaux et garde-fous. La flore fournie légumes et fruits, rapportant les points nécessaires pour continuer de planter et pour étendre le jardin. La faune aussi, mais sous forme d’oeufs, fers à cheval, et autres bouteilles de lait (!). Les garde-fous, comprendre chiens et épouvantails, permettent de protéger le jardin des intrus (oiseaux, renards, loups, …). Le terrain peut être étendu en achetant des parcelles, ce qui engagera automatiquement, à chaque fois, un nouvel assistant. Les assistants, ces bonshommes bleus et ronds, au visage de meilleurs amis, se chargent en effet de la récolte, en complément de vos petits doigts cliquant sur chacune. Deux items permettent d’être rentier pendant un certain laps de temps et d’augmenter significativement le prix des récoltes, au point que les quelques dollars initiaux se transforment en plusieurs milliers après plusieurs heures de jeu.

Pourquoi on en parle ?

Plantera DX, disponible depuis le 8 juin 2017 sur l’eshop japonais de la Switch et prévu dernier trimestre 2017 en Europe, a tout du jeu relaxant : la construction du village est, dès le départ, addictive, d’autant que les éléments de jardin doivent être débloqués au fil des étoiles – l’expérience du jeu glanée au fil des récoltes – obtenues. A 500 yen (soit environ 4€), le titre a de quoi attirer les joueurs en manque de jeux de gestion. Pourtant, son manque de profondeur et l’absence de renouvellement passé les premières heures le rendent bien vite soporifique. L’idée était là mais l’ensemble se veut beaucoup trop convenu et limité.

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