Little Wizard
Appréciation 3

Les jeux de baston sur consoles portables sont légion, les bons jeux de baston, en revanche, se font beaucoup plus rares. Afin d’en proposer un rapidement sur GP 32, Game Park a développé Little Wizard. Ce titre à la consonance RPGesque a donc été le premier représentant de son genre sur ce support. Autant dire ..

Résumé 3.0 Correct

Little Wizard

Les jeux de baston sur consoles portables sont légion, les bons jeux de baston, en revanche, se font beaucoup plus rares. Afin d’en proposer un rapidement sur GP 32, Game Park a développé Little Wizard. Ce titre à la consonance RPGesque a donc été le premier représentant de son genre sur ce support. Autant dire que la pression est énorme, presqu’autant que notre capital sympathie pour celui qui se lance en premier.

Avant de lui tomber dessus, arrêtons-nous sur ses nombreuses qualités. Pas prétentieux pour un sou, Little Wizard tente d’apporter un petit vent frais sur le genre en lorgnant sur le principe de la magie. Les héros du jeu sont tous des apprentis magiciens et il a été décrété que pour s’améliorer et gravir les échelons des études il fallait casser la figure du voisin. Du coup, les sept élèves s’affrontent pour prouver qu’ils sont les meilleurs. Bref, il s’agit là d’un prétexte bidon pour justifier toute cette violence. Mais la console portable n’étant pas destinée qu’aux geeks et autres pro des homebrews et de l’émulation, l’ambiance se veut bon enfant. Pas une goutte de sang ne vient se mêler aux affrontements et le design des personnages se veut très cartoon, très manwha. Le style se veut très proche de ce que proposent les japonais et cela se sent également dans les décors. Très colorés et extrêmement vivants, ils amènent une atmosphère très enfantine à l’ensemble, mais très plaisante. Cela ressemble quelque peu à celle d’un Guilty Gear Petit sur Wonderswan. C’est très plaisant et surtout techniquement réussi. La 2D mise en œuvre est réellement réussie et démontre la maîtrise de la GP32 en la matière. Little Wizard possède une véritable identité graphique et n’a pas à rougir face aux productions nippones.

L’animation n’est pas en reste et demeure la plupart du temps fluide. Il n’y a pas trop à se plaindre de ce côté-là, mais heureusement, la vitesse d’exécution est relativement modérée et ne réclame pas des yeux de lynx. Par contre, ce que l’œil peut aisément décerner est le manque de variété des coups. Le panel de coups de chaque combattant est vite épuisé et la rengaine rattrape bien vite le joueur. Pour pallier à cela, les développeurs ont inséré un principe tout à fait sympathique : la magie. Les deux gâchettes sont mises à profit, L sert à changer de magie et R à lancer celle qui est sélectionnée. Cela va du sort qui transforme temporairement l’adversaire en mouton à la métamorphose en plante carnivore en passant par l’appel d’une abeille tueuse sans oublier la magie curative. Certains sont à débloquer au fil de votre progression grâce aux sages conseils du doyen de l’école. Cette excellente idée permet de diversifier les confrontations, en tout cas au début, pour finalement se noyer dans la routine elle-aussi. Little Wizard ne compte qui plus est que 7 personnages de départ plus 1 caché, déblocable en finissant tout simplement le mode arcade. D’ailleurs, le jeu ne propose que de trois modes : Arcade, Multi et Training. La durée de vie est donc minimaliste, même si l’absence de continues lors d’un game over vient épicer l’avancée.

Petit bémol toutefois à relever : la maniabilité est loin d’être optimale. Le jeu n’est pas absolument pas mis en cause cette fois-ci, c’est au tour de la croix directionnelle d’être incriminée. Game Park ayant opté pour une sorte de mini-joystick, on aurait pu penser que cela profiterait grandement aux jeux du genre, mais sa proximité avec l’écran gène pour pratiquer les techniques nécessitant les directions de droite. Ce défaut de conception nuit donc au plaisir de jeu, et c’est fort dommage car un titre de baston n’avait réellement pas besoin de cela…

Alors, à moins de disposer d’un ami possesseur de GP 32 et de Little Wizard, il est difficile au joueur de s’amuser des après-midis entiers. Peu de coups, peu de personnages, peu de modes de jeux, il est clair que les développeurs ont manqué de temps (et de moyens ?) pour réellement approfondir leur titre. La volonté de proposer un catalogue de jeux diversifié dès la sortie de la console a joué contre Little Wizard, assurément. Il n’en reste pas moins un titre tout à fait plaisant, rafraîchissant mais qui n’occupe pas très longtemps.

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